Agriculture

  • L'avis de Vincent Schnackers sur la crise du monde agricole

    « Une chaîne sans fin, qui nous touche tous »

    Capture d’écran 2017-07-13 à 07.44.45.pngCe n’est un secret pour personne : le monde agricole traverse une grave crise en Belgique et en Europe depuis plusieurs années. Si les agriculteurs ont du mal à joindre les deux bouts notamment en ce qui concerne le prix du litre de lait, la crise touche tous les secteurs du monde agricole. Les entreprises n’échappent pas à la règle et Vincent Schnackers non plus. « Cette crise est une chaîne sans fin car elle touche vraiment tous les secteurs. De nombreux agriculteurs m’en parlent et c’est très difficile pour eux comme pour moi. Pour vous donner un exemple, la vente de tracteurs est vraiment très calme actuellement et il faut essayer de se serrer la ceinture pour continuer à exister. Nous espérons tous que cette crise se terminera un jour car c’est compliqué pour tous les métiers du monde agricole. »

    OBJECTIF : DIVERSIFICATION

    Vincent Schnackers ne veut pas s’étendre sur ce que font les instances officielles pour le monde agricole. Son objectif est avant tout de pérenniser son entreprise. « C’est pour cela qu’il est important de se diversifier. Si la vente de mes prototypes se passe bien et que cela me permet de gagner de l’argent, je ne m’en plaindrai pas. La priorité est vraiment d’élargir ma clientèle en touchant un public plus large que celui du milieu agricole. Il faut savoir que ce dernier est assez fermé. Personnellement, j’essaye donc d’innover pour que mon entreprise puisse continuer à bien fonctionner. »

    C.B. dans LA MEUSE VERVIERS du 13 juillet 2017

  • Invitation à la ferme Deweydt

    Dans le cadre des journées «Wallonie Bienvenue», nous vous invitons cordialement à venir découvrir notre boucherie et l'exploitation familiale le samedi 20 et le dimanche 21 mai 2017 de 10h à 18h.

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  • Des produits certifiés sans OGM

    C’est une première en Belgique : l’usine de Hombourg du groupe Dumoulin vient d’être certifiée par l’un des principaux référentiels allemands pour la Qualité et la Sécurité alimentaire : VLOG. Spécialisée dans la production d’aliments pour animaux, elle est donc la première usine en Belgique certifiée pour la production d’aliments sans utilisation d’OGM.

    En Belgique, aucun cahier des charges officiel « non-OGM » n’existe. En Allemagne, en revanche, le label « Ohne Gentechnik » (sans génie génétique) est l’équivalent de la mention française « sans OGM ». 2 500 denrées alimentaires portent ce label : viandes, œufs, produits laitiers, pâtes, jus de fruits, miels, etc. Pour être étiquetés « Ohne Gentechnik », ces produits d’origine animale doivent provenir d’animaux qui ont été nourris sans OGM. L’usine Dumoulin (AVEVE) de Hombourg est la première en Belgique à bénéficier de cette certification « VLOG Verified ».

    POUR LIMITER L’ODEUR DE VERRAT

    L’entreprise ne manque pas de projets pour innover dans son secteur. La société vient d’ailleurs de lancer un concept alimentaire breveté. Il a été présenté lors de l’exposition agricole Agriflanders. Ce nouveau composé alimentaire a été testé à la ferme Royen à Thimister-Clermont, avec la collaboration de l’abattoir Lovenfosse d’Aubel et de l’institut de recherche ILVO.

    « Taintstop » permet de réduire l’odeur de verrat dans la viande de porc et se profile donc comme une réelle alternative à la castration, qui devra être abolie dès 2018.

  • UN GÎTE POUR COMPENSER LA CRISE DU LAIT

    À Sippenaeken, Marie-Noëlle et son mari ont transformé des bâtiments de ferme en gîtes. En cause? La crise du lait qui a obligé ces agriculteurs à découvrir un nouveau métier.

    C’est à Beusdael que Marie-Noëlle nous reçoit dans son gîte qu’elle met en location par l’intermédiaire d’Ardennes-Etape. « Nous avons repris la ferme de mes beaux-parents en 1993 et nous avons décidé d’en occuper une partie », nous explique-t-elle. « Il y avait des étables vides. Les toits étaient en mauvais état, les colombages aussi. Le prix du lait a chuté et nous avons pensé à une alternative. On s’est demandé comment rentabiliser les bâtiments. On a songé à faire des gîtes mais c’était un métier nouveau pour nous », ajoute-t-elle. Le couple a réfléchi à son projet pendant 3 ans avant de passer à l’action : un an et demi de travaux pour un gîte et la même durée pour un second.

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  • L’oméga 3 dope notre santé et nos emplois

    Dumoulin (Hombourg) surfe sur ce créneau porteur

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    Depuis 10 ans, Equilibrium regroupe des producteurs dont l’oméga 3 est un cheval de bataille. Aujourd’hui, ils sont huit en Belgique qui emploient 800 collaborateurs pour 500 millions d’euros de chiffre d’affaires.

    Les aliments profitables à notre santé, c’est tendance. D’où la vague sur laquelle surfe le groupement d’intérêt économique Equilibrium, qui regroupe huit entreprises en Belgique après dix ans d’existence. Avec une gamme qui s’étend. Point commun de ces produits : l’utilisation de graines de colza ou de lin. Cuits à la vapeur et intégrés dans des granulés donnés au bétail, ces végétaux sont sources d’oméga 3. Lesquels se retrouvent dans la viande, les œufs… Autre point positif : ainsi nourris, les bovins émettent 30 % en moins de méthane, gaz nocif pour l’effet de serre.

    C’est la firme Dumoulin qui est à la base d’Equilibrium. Elle vend des aliments pour bétail et a lan- cé, avec des chercheurs de l’UCL, la recherche ayant abouti aux compléments alimentaires omé- ga 3. Son chiffre d’affaires atteint désormais 190 millions d’euros et elle emploie 190 collaborateurs, dont une vingtaine près de l’ex-gare de Hombourg. Environ 80 autres membres du personnel sont basés à Seilles (Andenne). Dumoulin vend cette nourriture non seulement aux autres membres d’Equilibrium, mais aussi à l’étranger : en Autriche, au sud de l’Allemagne, en Corée…, explique Benoît Brouwers, administrateur délégué de Dumoulin.

    La région verviétoise est très active dans la filière. À la S.A. Jean Gotta à Aubel, qui emploie 148 personnes, 15 % des bovins, moutons et porcs transformés ont été nourris pour être riches en oméga 3, souligne Patrick Schifflers, le directeur général. La Bleue des prés est un BBB qui a pâturé au moins deux saisons et a reçu des céréales enrichies aux oméga 3 produites localement. Les produits riches en oméga 3 entrent aussi dans la composition de la nourriture des poulets et canards produite au Moulin du Val-Dieu produite pour 23 élevages (dont trois à Aubel, un à Bolland, un à Waimes). Le moulin, qui emploie six personnes, réalise 80 % de son chiffre d’affaires grâce à des volailles oméga 3, indique Philippe Van Laethem.Capture d’écran 2016-10-19 à 08.38.06.png

    Désormais, Equilibrium propose aussi la gamme Linéo de l’huilerie Vandeputte à Mouscron : des vinaigrettes et des sprays aroma- tisés à base d’huile de lin ainsi qu’une pâte à tartiner chocolatée à l’huile de lin, mise au point avec l’UCL. La Wetterenoise, à Fo- rest, elle, fabrique des produits de boulangerie riches en oméga 3. L’oméga 3 est donc tout bon pour l’emploi dans notre région et en Belgique. Il pourrait aussi profiter à nos agriculteurs, qui pourraient cultiver le lin et le colza. L’herbe fraîche contient aussi des oméga 3 (mais pas autant que le lin et le colza), souligne le Pr Yvan Larondelle. Bonne raison pour soutenir davantage encore l’élevage des bovins broutant à l’extérieur, comme il se pratique souvent au Pays de Herve ou en Ardenne. 

    YVES BASTIN dans LA MEUSE VERVIERS du 18 octobre 2016

  • Bernard Tychon utilise la météo pour préserver les cultures

    Le Hombourgeois conseille aussi les agriculteurs en se basant sur des images de satellite ou de drones

    Bernard Tychon, origi- naire de Hombourg (Plombières), est agro-météorologue à l’ULg : il utilise les données météo pour conseiller les agriculteurs, notamment pour limiter les pesticides, mais aussi pour prévoir les rendements et permettre de réguler le marché.

    L’agrométéorologie, vous connaissez ? C’est la discipline qui permet de comprendre comment le climat agit sur le développement des cultures. Cela permet entre autres de prévoir les rendements. Ce qui est bien utile, notamment dans certaines régions du monde su- jettes aux famines. Cette disci- pline permet aussi d’expliquer comment certaines maladies vont se développer, en fonction de l’humidité, des températures… Avec pour objectif final de s’adapter pour préserver la récolte, tout en ménageant le sol.

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  • Fairebel primé au niveau mondial

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    La coopérative laitière Fairebel s’est vue remettre un World Dairy Innovation Awards mardi soir à Londres, en tant que « meilleure initiative de responsabilité sociale des entreprises ». Aux côtés de 37 pays représentés, les Belges ont fait la différence.

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  • Visitez une ferme bio de notre région les 7 et 11 juin

    5 fermes bio sur le territoire de Plombières

    Dans le cadre de la Semaine bio, Nature & Progrès invite le grand public à visiter neuf fermes laitières et fromageries biologiques wallonnes, du 4 au 17 juin. Dans notre région, deux d’entre elles ouvriront leurs portes. Il s’agit de la ferme de Neubempt (Moresnet), le mardi 7 juin, dès 19h, et de la fromagerie coopérative du Bairsou (Trois-Ponts), le samedi 11 juin, dès 10h. Ces structures ont développé leur autonomie au niveau de la production, de la transformation et de la commercialisation. Rendez-vous dans ces deux établissements pour en savoir davantage.

    Inscription indispensable sur www.agriculture-natpro.be (places limitées).

  • La boucherie à la ferme à Montzen

    Leur engagement:

    Nous proposons toute l'année 6 colis de viande à des prix attractifs. http://porcs-amarelles.be/index.php?page=produits

    Nous préparons les colis suivant la demande. La viande est alors emballée sous vide par nos soins et peut évidemment être congelée.

    Toute la viande (porcs & boeuf aubrac) provient de notre exploitation de Montzen.

    Infos sur notre site www.porcs-amarelles.be / Commandes par téléphone au 473/56.65.19

  • La Loterie des Pays-Bas prive des agricultures plombimontois de prés belges

    Grâce à la loterie et via une asbl hollandaise, Natagora achète des réserves naturelles côté belge

    Les éleveurs belges râlent sec : grâce à des fonds de la Loterie nationale néerlandaise, des prés proches de la Gueule sont achetés côté belge. Ce qui fait grimper les prix du pré.

    Difficile de contenter tout le monde, d’autant que le terrain agricole est de plus en plus convoité, surtout en zone frontalière. À Sippenaeken et dans la vallée de la Gueule, sur le territoire de la commune de Plombières, certains, dans le milieu agricole, froncent le sourcil en raison de la création de réserves naturelles par Natagora. Ceci, d’autant plus qu’ils estiment que ces achats se font avec le soutien de la Loterie nationale néerlandaise, la Nationale Postcode Loterij, par le truchement de l’association de défense de la nature Ark, basée à Nimègue. Celle-ci contribue à financer de très nombreux projets de son côté de la frontière, mais aussi, plus rarement, à l’étranger. Notamment autour et alentours de la Gueule. Cette rivière s’écoule vers la Meuse, après avoir traversé les entités de Raeren, La Calamine et Plombières.

    « UNE VRAIE CATASTROPHE »

    Mais c’est uniquement dans cette dernière commune que se concentrent les achats, actuellement. « Entre Sippenaeken et Plombières », explique Joseph Austen, l’échevin de l’Agriculture. Lequel se dit « circonspect". Car prendre des terrains au monde agricole, ça pose quand même un problème. D’autant que nos agriculteurs n’ont pas les moyens de s’opposer à une telle politique d’acquisition. »
    « Ceux qui veulent vendre du terrain agricole du côté de la Gueule vont vers les Néerlandais avant que les agriculteurs de la commune soient au courant. Pour nous, ça fait des terres en moins. Dans notre région, c’est une vraie catastrophe. On en a déjà si peu pour nos besoins... », peste Christian Wiertz, un éleveur. Rien qu’à Sippenaeken, ils sont neuf, tous confrontés au problème de l’épandage de lisier, limité par la superficie disponible. Et puis, beaucoup manquent de fourrage et doivent dès lors acheter de la pulpe. Soucis qui s’ajoutent à la crise du lait, mais aussi à la rude concurrence d’agriculteurs néerlandais de plus en plus demandeurs de terres wallonnes proches et dont le prix est un tiers moins cher environ que chez eux. Ce qui a des répercussions jusqu’à Thimister au moins, la pression sur les prix ricochant vers les zones voisines. Pour Christian Wiertz, la gestion des zones naturelles peut aussi poser problème. Par exemple avec des chardons qui essaiment. Par ailleurs, il observe que les terres exploitées par des agriculteurs néerlandais le sont souvent de manière bien plus intensive qu’en Wallonie.

    En 2015, Ark a investi 532.409 euros dans la vallée de la Gueule. Ici, les projets communs à Ark et Natagora bénéficient aussi du soutien de l’UE via Interreg et s’accompagnent de formations d’adultes et d’enfants, notamment ceux d’une trentaine de classes d’écoles primaires de villages belges proches.

    YVES BASTIN dans LA MEUSE VERVIERS du 9 mai 2016

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