Animaux

  • Des balades en calèche chaque week-end

    Dans le cadre d’un appel à projets visant à soutenir l’utilisation moderne et innovante du cheval de trait au sein des Capture d’écran 2017-05-23 à 07.24.29.pngcommunes rurales et semi-rurales, plusieurs communes, dont Plombières et Aubel, ont obtenu un subside de 12.500 euros, pour 3 ans. Avec cette somme, des balades en calèche seront organisées tous les dimanches de juillet et août, entre 10 et 16h au départ du site minier, le dimanche, la calèche était déjà de sortie à l’occasion du week-end Wallonie Bienvenue et du Village RTL. L’occasion pour Sébastien Pichot, de l'élevage de Chevémont, sur le territoire de la commune de Hombourg, de faire découvrir ses équidés. « A l'élevage, on a entre 35 et 40 chevaux. Nos chevaux sont destinés aux concours d'allure et de beauté ainsi qu’à la reproduction », explique Sébastien Pichot qui espère que cette initiative permettra la promotion de l'utilisation des chevaux de trait. « On constate que les chevaux travaillent de moins en moins dans les bois. Ils occasionnent moins de dégâts que les engins mécaniques mais sont bien plus contraignants qu'une tronçonneuse qu'on met dans un garage le week-end. Les chevaux, il faut s'en occuper en permanence. »
    Les enfants, comme les adultes qui ont pris place dans la calèche ont pu se rendre compte de la force de ces animaux qui obéissent à la voix. « En organisant des balades, comme aujourd'hui et les week-ends d'été, on se rend compte de l'intérêt suscité par le cheval de trait, aussi bien au niveau de la population que de certaines communes», conclut Sébastien Pichot.

    F.P. dans LA MEUSE VERVIERS du 23 mai 2017

     

  • L’oméga 3 dope notre santé et nos emplois

    Dumoulin (Hombourg) surfe sur ce créneau porteur

    Capture d’écran 2016-10-19 à 08.31.25.png

    Depuis 10 ans, Equilibrium regroupe des producteurs dont l’oméga 3 est un cheval de bataille. Aujourd’hui, ils sont huit en Belgique qui emploient 800 collaborateurs pour 500 millions d’euros de chiffre d’affaires.

    Les aliments profitables à notre santé, c’est tendance. D’où la vague sur laquelle surfe le groupement d’intérêt économique Equilibrium, qui regroupe huit entreprises en Belgique après dix ans d’existence. Avec une gamme qui s’étend. Point commun de ces produits : l’utilisation de graines de colza ou de lin. Cuits à la vapeur et intégrés dans des granulés donnés au bétail, ces végétaux sont sources d’oméga 3. Lesquels se retrouvent dans la viande, les œufs… Autre point positif : ainsi nourris, les bovins émettent 30 % en moins de méthane, gaz nocif pour l’effet de serre.

    C’est la firme Dumoulin qui est à la base d’Equilibrium. Elle vend des aliments pour bétail et a lan- cé, avec des chercheurs de l’UCL, la recherche ayant abouti aux compléments alimentaires omé- ga 3. Son chiffre d’affaires atteint désormais 190 millions d’euros et elle emploie 190 collaborateurs, dont une vingtaine près de l’ex-gare de Hombourg. Environ 80 autres membres du personnel sont basés à Seilles (Andenne). Dumoulin vend cette nourriture non seulement aux autres membres d’Equilibrium, mais aussi à l’étranger : en Autriche, au sud de l’Allemagne, en Corée…, explique Benoît Brouwers, administrateur délégué de Dumoulin.

    La région verviétoise est très active dans la filière. À la S.A. Jean Gotta à Aubel, qui emploie 148 personnes, 15 % des bovins, moutons et porcs transformés ont été nourris pour être riches en oméga 3, souligne Patrick Schifflers, le directeur général. La Bleue des prés est un BBB qui a pâturé au moins deux saisons et a reçu des céréales enrichies aux oméga 3 produites localement. Les produits riches en oméga 3 entrent aussi dans la composition de la nourriture des poulets et canards produite au Moulin du Val-Dieu produite pour 23 élevages (dont trois à Aubel, un à Bolland, un à Waimes). Le moulin, qui emploie six personnes, réalise 80 % de son chiffre d’affaires grâce à des volailles oméga 3, indique Philippe Van Laethem.Capture d’écran 2016-10-19 à 08.38.06.png

    Désormais, Equilibrium propose aussi la gamme Linéo de l’huilerie Vandeputte à Mouscron : des vinaigrettes et des sprays aroma- tisés à base d’huile de lin ainsi qu’une pâte à tartiner chocolatée à l’huile de lin, mise au point avec l’UCL. La Wetterenoise, à Fo- rest, elle, fabrique des produits de boulangerie riches en oméga 3. L’oméga 3 est donc tout bon pour l’emploi dans notre région et en Belgique. Il pourrait aussi profiter à nos agriculteurs, qui pourraient cultiver le lin et le colza. L’herbe fraîche contient aussi des oméga 3 (mais pas autant que le lin et le colza), souligne le Pr Yvan Larondelle. Bonne raison pour soutenir davantage encore l’élevage des bovins broutant à l’extérieur, comme il se pratique souvent au Pays de Herve ou en Ardenne. 

    YVES BASTIN dans LA MEUSE VERVIERS du 18 octobre 2016

  • Un revenant à Hombourg…

    Voilà plus de 70 ans qu’il avait quitté la région, disparu sans plus donner aucun signe de vie.

    chat sauvage.jpgIl y a quelques semaines seulement qu’il est revenu, le fait est sûr maintenant, voilà déjà deux fois que nous l’avons vu dans la vallée de la Gulp à Hombourg. Félis Sylvestris a été identifié avec certitude par des spécialistes (ULG et Natagora) grâce à un petit film. Félis Sylvestris est son nom scientifique, nous l’appelons communément Chat forestier ou chat sauvage. Il habite le bois de la Hees et s’aventure parfois dans les prés avoisinants, mais rarement en plein jour. Prudent, voire craintif, il préfère les massifs forestiers et les zones peu fréquentées. Plus grand que le chat domestique, originaire en fait d’Asie, il en a néanmoins l’apparence générale. Sa queue annelée est bien plus épaisse, une grosse ligne noire court sur sa colonne vertébrale, mais s’arrête avant la queue. De gris à brun, son pelage est tigré, ses pattes et cuisses striées de noir. Bien bâti, robuste, râblé, sa démarche d’athlète est franche, mais, son souvenir des hommes de Hombourg et de plus loin le rend très méfiant… l’aurions-nous chassé en des temps reculés ? En tout cas, ce ne sont pas les chasseurs actuels, assagis et désormais plus respectueux de la nature qu’ils devraient craindre. Mais peut-être pense-t-il que la loi le protège plus en théorie qu’en pratique ? A-t-il tort ? En attendant que l’espèce humaine tempère ses instincts sanguinaires, sa discrétion devrait lui éviter quelque peu des impondérables fâcheux.chat_2.jpg

    Mais d’autre part, le fait qu’il soit revenu, nous laisse penser que notre région bocagère de Hombourg et, plus généralement, du Pays de Herve, lui convient encore. À nous de conserver nos haies, bosquets et reliquats de forêts, à nous de préserver notre environnement pour qu’il soit hospitalier aux animaux libres qui le peuplent encore. D’autre part, il s’agit de la nature qui nous entoure nous aussi, notre cadre de vie, celui à préserver agréable et sain pour nous- mêmes comme pour les générations qui nous talonnent.

    À Hombourg, ceux qui l'ont vu lui disent en coeur : « sois le bienvenu chez nous, Félis»

    Roger Nyssen

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    La régionale Natagora Pays de Herve a replanté elle-même 20 hautes tiges dans la réserve naturelle de Val-Dieu ce samedi et elle fera rebelote dans celle de La Gueule, à Sippenaeken, samedi prochain.

  • Menacés d’expulsion imminente, les locataires ont retrouvé un logement en Sologne

    PLOMBIÈRES – LOGEMENT 

    Expulsés, ils se réfugient en France

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     La famille cherchait un nouveau logement depuis des mois sans jamais trouver un propriétaire qui accepte d’accueillir toute sa ménagerie. Suite à un appel à la solidarité sur les réseaux sociaux, Nathalie, Éric et leur fille sont finalement tombés sur un propriétaire qui aime les bêtes. Pour garder ses chiens, chats, poules et lapins toute la famille part habiter en France. 

     Locataires d’une fermette à Hombourg depuis 2009, le couple avait fini par voir l’état de la maison se dégrader au fil des années jusqu’à finir par être déclarée insalubre par les services compétents de la Région Wallonne. 

     La famille Rafhay était tout à fait prête à déménager mais ne trouvait aucune habitation dont les propriétaires acceptent d’héberger aussi toute leur ménagerie. « Nous avons quatre chiens, six chats, quelques poules et cinq ou six lapins, énumère Éric Rafhay, et je les emporte tous avec moi avec la bénédiction de notre nouveau propriétaire », poursuit-il, soulagé. 

    D'un article signé "V.M." dans "La Meuse Verviers" du 2 septembre 2014