Geoffrey Foguenne et Trois-Fontières visent le tour final

Trois-Fontières commence à faire son trou au sein de la P3D. Quatrième la saison dernière, les hommes de Geoffrey Foguenne sont repartis de la même manière, avec le tour final en vue.

 

En P3D, s’il y a bien une équipe qui ne cesse d’étonner depuis deux saisons, c’est bien TroisFrontières. Après avoir participé au tour final il y a quelques mois (battu en finale contre Walhorn), les hommes de Geoffrey Foguenne sont quatrièmes derrière les trois ténors que sont Heusy, Rocherath et Honsfeld. « On joue bien, le groupe est presque au complet et l’ambiance est au top donc tout va bien », analyse l’entraîneur.

Il faut dire que leur première partie de saison impressionne. « On reste sur six matches sans défaite donc la confiance est là. Maintenant, c’est très dur de rivaliser avec les trois équipes devant quand on voit les noms qu’elles alignent sur la feuille : Dionisio, Kabore, Castillo… » Car la force de son groupe se trouve dans l’ambiance et la mentalité affichée. « J’’ai à ma disposition une bande de potes. Ils se connaissent tous et sont presque toujours présents aux entraînements. » Néanmoins, ce point peut aussi se retourner contre eux. « Je pense notamment au match d’Elsenborn. Comme ils se fréquentent également en dehors du football, ils sont tous sortis à la même soirée le jour avant et on a pu voir le résultat sur le terrain le lendemain (NDLR : 1-1). Soit, ils sont tous concernés ensemble soit, ils ont tous la tête en l’air. »

DÉFENSE ET BEAU JEU

L’autre grosse force de Trois Frontières est sa défense. Il s’agit de la deuxième meilleure de la série avec seulement 13 buts encaissés. « Ma philosophie a toujours été de m’appuyer sur une bonne arrière-garde. Quand on n’encaisse pas, on ne perd pas, c’est bien connu. Certains autres clubs de la série possèdent une grosse armada offensive, mais ont bien des lacunes derrière. Ce n’est pas le cas chez nous. » Autre force de cette équipe, c’est sa capacité à jouer football. « Ça a toujours été dans mes gènes de proposer un jeu au sol en repartant sur les ailes. »

D’ailleurs, ce style lui a valu des louanges de certains clubs de divisions supérieures. « On a affronté Andrimont ou Welkenraedt en amical, et à chaque fois, on a soulevé la qualité de notre jeu. » D’ailleurs, que ce soit Andrimont ou Welkenraedt, les deux équipes se sont inclinées contre les ouailles de Foguenne. Malgré ces bonnes prestations et ces résultats plus que positifs, le T1 tient à mettre ses hommes en garde. « Il faut qu’ils restent les pieds sur terre. Gagner contre une P2 en amical n’a rien à voir avec le fait de faire une saison complète à ce niveau. Malgré le bon début de championnat, on n’est encore nulle part. » Comme l’année dernière, l’objectif est le tour final. Mais qui dit tour final, dit possible accession en P2. Mais est-ce que l’équipe est prête pour l’étape supérieure ?

« On serait monté cette saison, cela aurait été trop tôt. Le groupe est jeune et a encore besoin de prendre de la bouteille. Faire la fête pendant deux jours pour ensuite galérer pendant

dix mois, ça ne m’intéresse pas. Cette fois, c’est différent, l’équipe est plus apte. Maintenant, l’objectif n’est pas là. Nous devons juste accéder au tour final. Ce qui ne sera pas aisé, car la série de cette saison est bien plus difficile. »

ARNO CHANDELLE dans LA MEUSE VERVIERS du 26 octobre 2017

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