Plombières dit non au projet WalZinc

L’état actuel de la mine Oskar Stollen, de la Vieille Montagne, à La Calamine. © Vincent Duseigne

Depuis plus de quinze jours, des citoyens Plombimontois, mais également des habitants d’autres communes concernées par le projet de la société WalZinc, se mobilisent. Ils s’opposent au fait que la société, implantée à Wavre, puisse obtenir un permis de recherches de minerais de métaux non-ferreux en sous-sol. Dans cette démarche, ils sont suivis par plusieurs communes dont celles de Lontzen et de Plombières, qui, en collège, a donné jeudi un avis défavorable quant à ce projet.

Alors que les citoyens puis le syndicat d’initiative des Trois Frontières étaient montés au créneau pour protester contre le projet de la société WalZinc qui pourrait déboucher sur la réouverture des mines de plomb et de zinc, ce sont aujourd’hui des communes qui prennent position. Lontzen par exemple a écrit au collège plombimontois pour marquer sa proximité avec les détracteurs du projet.

Ce jeudi, le collège communal de Plombières s’est lui aussi positionné en rendant un avis défavorable par rapport au projet porté par WalZinc. Un courrier en ce sens a d’ailleurs été adressé à la Région wallonne.

« Plombières étant la commune la plus concernée en termes de kilomètres carrés, c’est nous qui devions centraliser les réclamations qui ont afflué par centaines à l’administration communale », explique le bourgmestre Thierry Wimmer qui précise que’une pétition de 1.500 signatures et une centaine de courriers individuels sont parvenues à l’administration. À cela, il faut ajouter une pétition en ligne qui a recueilli près de 1.000 signatures.

« À l’appui des réclamations, les citoyens évoquent les problèmes de santé, de mobilité, de dévalorisation du patrimoine bâti et non bâti ainsi que les conséquences économiques et touristiques », ajoute Thierry Wimmer.

Le collège regrette par ailleurs que la principale crainte des riverains, à savoir, une potentielle exploitation, n’a pas été abordée par les promoteurs.

Capture d’écran 2017-10-27 à 08.34.25.png« Si nous pouvons admettre que WalZinc SPRL ne possède pas encore les informations précises et les études détaillées sur ces questions puisqu’aucun projet n’a encore été formellement déposé, nous regrettons vivement la légèreté avec laquelle ces préoccupations majeures ont été abordées et l’impréparation dont ont fait montre les promoteurs du projet à ce sujet ».

Si l’avis de la commune n’est pas officiellement sollicité à ce stade de la procédure, puisqu’aucun permis n’a encore été demandé, le collège a tout de même tenu à faire part de son point de vue aux autorités régionales qui seront amenées à se prononcer sur la question.

Le collège précise déjà que « cet avis restera négatif en cas d’une demande formelle de permis tant que les précisions nécessaires, étayées et apaisantes, n’auront pas été apportées quant aux conditions et conséquences d’une potentielle exploitation du sous-sol sur la santé, la mobilité, le cadre de vie, l’habitat, l’emploi, l’économie et le tourisme ». Outre la pétition dont il est à l’origine, le syndicat d’initiatives des Trois Frontières a lui aussi adressé un courrier à la Région wallonne pour lui faire part du non-respect de la procédure prévue par le code de l’environnement wallon.

Des vices de forme, qui, selon Albert Stassen, le président du syndicat d’initiative, devraient mener à une annulation de la procédure entamée. -

FRANÇOISE PEIFFER dans LA MEUSE VERVIERS du 27 octobre 2017

Commentaires

  • Des forages allant jusqu'à 10 mètres de profondeurs sont malgré tout effectués depuis plus de 3 semaines dans le prolongement du chemin de Schimper.
    De quoi s'agit-il?

    Depuis peu ces travaux ont lieu de nuit! Pour quelle raison?

    Répondre à ce commentaire

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.

Optionnel