Van Melsen et Vallée, les régionaux de Wanty

Le Hombourgeois et le Thimistérien plantent le décor de leur année 2018 au sein de l’équipe belge.

Le Hombourgeois Kevin Van Melsen et le Thimistérien Boris Vallée sont les deux coureurs régionaux de l’effectif 2018EC445355-0B0D-4EAC-A9CE-96E6B26FEBB6.jpeg
de Wanty – Groupe Gobert. La formation belge, malgré le fait qu’elle milite dans la Division 2 du cyclisme mondial, aura cette année encore un programme de courses très alléchant. Par exemple, pour la deuxième année consécutive, elle a obtenu une invitation pour le Tour de France, véritable grand-messe du vélo en juillet où elle a fait bien mieux que de la figuration l’été dernier.

Nos deux coureurs régionaux ont une participation à la Grande Boucle dans un coin de leur tête certes, mais ils n’en font pas une obsession et comptent bien s’illustrer avant ce rendez-vous estival.

Kevin Van Melsen (30 ans), qui en est à sa neuvième saison dans l’équipe hennuyère, devrait cette année encore s’ériger en équipier modèle, mais on devrait aussi le voir moins souvent dans les échappées matinales afin d’être plus souvent présent auprès de ses leaders dans le final. Il compte aussi tenter de décrocher son premier succès chez les professionnels, sur une course qui peut lui convenir.

À l’occasion de son stage hivernal sous le soleil espagnol de Benidorm, Olivier DELFINO a recueilli les premières impressions du cycliste hombourgeois quant à l’année 2018 qui vient de s’ouvrir. Les premières compétitions ne vont déjà plus tarder à arriver.

Kevin Van Melsen, comment jugez-vous vos sensations actuellement, alors que vous êtes en stage à Benidorm avec l’équipe jusqu’au 20 janvier ?

Les sensations sont très bonnes, j’ai passé un bon hiver. En décembre, je suis également allé m’entraîner en Espagne et à Parme.

Prêt pour votre neuvième saison au sein de l’équipe ?

C’est vrai que j’y suis depuis pas mal de temps. Je fais un peu partie des meubles et je sais le travail que j’ai à faire. Dans l’équipe, il y a juste Thomas Degand qui est plus ancien que moi.

Comment expliquez-vous cette longévité, assez rare dans le peloton professionnel ?

J’ai toujours bien fait mon travail. Je me considère comme un bon équipier et en général, mes leaders sont toujours contents. Qui plus est, je ne suis pas le gars qui va changer d’équipe toutes les années. Et puis, je reçois toujours de la reconnaissance.

La déception liée à votre non-sélection pour le Tour de France 2017 est-elle digérée ?

Il est vrai que j’ai eu du mal à admettre certaines choses, mais j’ai su tourner la page et j’ai réalisé une très bonne fin de saison 2017.

Cette saison, Wanty – Groupe Gobert ira à nouveau au Tour de France...

Oui, mais je ne me mets plus de pression. Je m’en étais mis un peu trop l’année passée et je veux sortir cela de ma tête. Si j’y vais, ce sera un plus et si c’est non, c’est un fait que je serai déçu, mais pas comme l’année passée, où le Tour passait devant chez moi. Cette fois, je le prends un peu différemment.

Comment envisagez-vous cette nouvelle saison ?

Je vais essayer d’aider au maximum mes leaders lors des classiques flamandes. Sur les grandes courses, j’aimerais tenter de les amener le plus loin possible dans la course. C’est un travail qui me motive et qui a bien fonctionné en fin de saison passée. J’aimerais aussi reprendre part à Paris-Roubaix. L’autre objectif que je me fixe, c’est de gagner une course de deuxième zone.

Et ainsi empocher votre premier succès chez les pros...

Oui, je me suis mis en tête que je pouvais en gagner une et toute course serait bonne à prendre. Je pense par exemple à l’épreuve d’Oetingen (1.2). Il faut aussi que je pense plus à moi de temps en temps et montrer que je suis bien dans le final. Ceci étant, c’est plus important de bien travailler pour l’équipe que de jouer sa carte pour finir 15e ou 20e...
Je suis conscient du travail qui m’est assigné.

À travers vos propos, doit-on comprendre qu’on vous verra moins à l’attaque, alors que vous êtes un coureur au tempérament offensif ?

Non, il y aura certaines courses où il faudra être devant, mais sur d’autres épreuves, j’espère continuer à travailler pour l’équipe plus tard dans la course. J’arrive à un âge où j’aimerais me concentrer plus sur le final avec les leaders. Par le passé, souvent ma course était finie après 100-120 kilomètres car je m’étais glissé dans l’échappée ou j’avais tenté de l’accrocher. Il y a différents types de coureurs que je peux aider, sur tous les terrains. Je ne suis excellent nulle part, mais je suis bon dans tous les domaines.

Un article à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 17 janvier 2018

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.

Optionnel