Thierry Wimmer donne son avis sur ce que gagnent nos bourgmestres

Malgré un salaire de 3.000 € net plus ou moins de son propre aveu, Thierry Wimmer, bourgmestre de Plombières, a décidé de quitter la politique. « Et le salaire n’a rien à voir avec ça », avoue celui qui va évidemment perdre un apport financier important. « Mais je voulais retrouver des horaires vivables. Pour le moment, avec mon boulot d’avocat, je travaille entre 14 et 16 heures par jour. Même si je suis un boulimique de travail, je veux revenir à quelque chose de mesurer. 10 heures, avoir les week-ends pour moi et profiter des enfants ».

FONCTION EN 7 POINTS

Car, contrairement à ce que certains croient, être bourgmestre, ce n’est pas simplement manger des petits-fours et boire des verres lors de toutes les inaugurations. Thierry Wimmer découpe la fonction en sept points : la gestion du collège et du conseil communal et le développement d’une vision communale, les contacts avec l’administration et le suivi des dossiers, le volet représentation, la gestion des zones de police et de secours, les réunions avec les ASBL et organisations locales, les réunions avec le supra communal et, enfin, les autres compétences qui sont accordées au bourgmestre. « Dans mon cas, j’avais également en charge l’Enseignement, les Finances et le Personnel », détaille-t-il.

Et puis, il y a la façon de gérer la chose. « Je sais que quelqu’un comme Joseph Houssa, de son propre aveu, s’occupe beaucoup des affaires courantes alors que moi je suis quelqu’un qui délègue beaucoup, je vois la fonction comme celle d’un chef d’orchestre », indique-t-il.

SALAIRE CORRECT

Pour lui, au vu des fonctions qu’il – et que les autres bourgmestres – endosse, le traitement alloué est donc correct. « Je ne le diminuerais ou ne l’augmenterais pas. Dans un sens, il y aurait le risque que la fonction n’attire plus, car pas assez rémunérée, mais dans l’autre, il y aura le risque de se présenter simplement pour l’aspect pécuniaire », expose-t-il. Par contre, il ne serait pas contre l’idée de revoir la façon dont les émoluments sont calculés. « Par rapport aux grosses communes, les petites sont désavantagées. Il y a peut-être moins de responsabilités mais ce on est tout le temps au four et au moulin », conclut-il. 

LOÏC MANGUETTE dans LA MEUSE VERVIERS du 6 octobre 2018

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