39 féminicides en 2017, 33 cette année !

Selon « Stop féminicide », une plate-forme féministe contre les violences faites aux femmes, 33 femmes ont été tuées en Belgique en 2018 « parce qu’elles sont femmes ». En 2017, ce macabre compteur avait été arrêté à 39.

La plate-forme se base sur les articles de presse pour ce recensement. La plupart des drames qui y sont relevés se passent dans la sphère familiale et l’auteur ou le suspect est un mari ou un ex-conjoint.

Capture d’écran 2018-11-09 à 08.45.56.pngPlombières, août 2018. Valérie Leisten est poignardée et tuée par son ex-compagnon, Michel Gijsen, contre qui elle avait plusieurs fois porté plainte pour menaces de mort. Le drame se joue dans le restaurant « Le Ramier » (Moresnet), de la mère de la victime, qui sera tuée aussi. L’auteur est également retrouvé mort sur place.

Mons, juillet 2018. Colette, 68 ans, mère de deux enfants, est tuée à son domicile rue de la Prévoyance par son ex-mari Christian C., 73 ans, qui lui a tiré dessus. Il tente de se suicider avant de se rendre à la police. Il ne supportait pas leur rupture après 50 ans de vie commune. Selon les filles de Colette, leur mère était le souffre-douleur de Christian.

Bastogne, juillet 2018. Marie-Thérèse Roufosse, 58 ans et mère de deux enfants, est assassinée par son ex-compagnon, Philippe Lemaire, 48 ans. Il lui a tiré une balle dans la tête au café « Le new tacot » où elle travaillait. Il se rendra à la police. L’homme est décrit comme « jaloux et ayant déjà proféré des menaces envers Marie-Thérèse et son fils ». Son avocat évoque une « réaction émotionnelle » d’un homme trompé par sa compagne.

Herstal, mars 2018. Fatma et sa fille Emine sont égorgées par l’ex-compagnon d’Emine, Beytulla A., employé de supermarché. Il s’est enfui avec leur fille de 11 mois qu’il a déposée chez ses parents à Genk avant de fuir à Ankara, où il finit par se rendre aux policiers de l’ambassade belge. L’homme avait envoyé plusieurs menaces de mort par SMS.

Charleroi, mars 2018. Maria Da Rocha est retrouvée morte chez elle, poignardée dans le dos. Son compagnon David Vens est en aveux partiels. Les faits se passent dans un contexte très alcoolisé.

Une amie proche témoigne de violences répétées que subissait la jeune femme de la part de son compagnon. 

F. DE H. dans LA MEUSE du 9 novembre 2018Capture d’écran 2018-11-09 à 08.47.31.png

Intégrer une « alarme pour harcèlement » à l’app 112, l’application qui permet d’atteindre les forces de l’ordre. C’est l’un des chantiers que mène actuellement Zuhal Demir (N-VA), secrétaire d’État à l’Égalité des chances. Tous les ans, la police enregistre 20.000 appels pour harcèlement.

Le cabinet de la secrétaire d’État annonce que « de vrais tests » seront menés bientôt tout en restant très discret sur leur localisation. En fait, un test a déjà été mené à Gand cette année. Comment fonctionne le système ? La victime installe l’application sur son smartphone qui réagit à un bouton caché sous ses vêtements. Si elle se sent menacée, elle pousse sur le bouton et l’application informe directement et discrètement les services de police qui peuvent intervenir après l’avoir localisée grâce au signal GPS du smartphone.

D'une page de DIDIER SWYSEN à lire dans LA MEUSE du 9 novembre 2019.

 

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