Chassé croisé essence et diesel aux frontières

La station Octa+ de Michaël Habets, à Terstraeten (Plombières) est le nez sur la frontière néerlandaise. Et, comme chez nos voisins le tarif de l’essence est nettement plus élevé, « 60 à 70 % de ma clientèle est formée d’étrangers, surtout des Néerlandais, mais aussi des Allemands », se frotte les mains le Plombimontois.

ACCISES : ILS SE DISENT BERNÉS
Jusqu’à il y a quelques mois, les prix allemands étaient concurrentiels par rapport aux belges. Mais outre-Aachen, le litre a fort augmenté ces derniers mois. Du coup, « Je fais une remise de 7 cents et avec ça, je garde encore une différence de 20 cents environ avec la plupart des stations étrangères dans la région. Les Néerlandais se plaignent que c’est cher chez eux. Ils ont eu un supplément d’accises, il y a plusieurs années. On leur a dit que ce ne serait que pour un an, mais ça n’est jamais redescendu », explique Michaël Habets. Alors, ajoute-t-il, quand nos voisins Néerlandais entendent les Belges qui se lamentent, ça les fait sourire.

LE DIESEL BLACKBOULÉ
Pour le diesel ? C’est tout le contraire, constate Michaël Habets : « Je n’en vends presque plus, sauf pour des clients indépendants qui doivent avoir une facture. À cause des prix belges, mais aussi parce qu’aux Pays-Bas, la taxe de circulation est basée sur le poids du moteur. Alors, ils achètent beaucoup de petites autos roulant à l’essence. Sinon, ils pourraient payer autant en un an qu’en Belgique pour un trimestre pour le même véhicule... » Et comme les tests Pisa démontrent que les Néerlandais sont des champions en mathématiques (10 e au monde, selon les tests de 2016), ils ont vite fait le calcul...

D’une page d’YVES BASTIN dans LA MEUSE VERVIERS du 7 décembre 2018.

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