Histoire

  • Il y a 50 ans: drame dans les bois de Sippenaeken

    Jocelyne Flamand, de Leers-Nord, près de Tournai, se trouvait en vacances avec une amie de son village, chez des parents à Montzen. Lundi, vers 17 h.40, comme elle se promenait dans la commune, elle fut entraînée de force dans une vieille voiture qui démarra aussitôt. L’amie affolée donna aussitôt l’alarme et les gendarmes identifièrent le conducteur de la voiture comme étant Henri Mobers, 23 ans, rue de l’Église à La Calamine, un jeune homme qui dans son village avait la réputation d’être déséquilibré. Des recherches furent immédiatement entreprises, mais elles ont abouti trop tard : dans la soirée, une patrouille de douaniers a découvert les cadavres de la jeune fille et de son ravisseur dans les bois de Sippenaeken, non loin de Montzen, à la frontière hollandaise. Les deux corps étaient couchés l’un à côté de l’autre, un révolver à proximité. Ce drame lamentable a provoqué une vive émotion dans la région.

    Les obsèques de M. Henri Mobers, tragiquement décédé le 17 juillet à l’âge de 23 ans, ont été célébrées le samedi 22 juillet en l’église d’Aubel.

    (Informations du Journal d'Aubel des 19 et 23 juillet 1967).

  • Trump pourrait venir au cimetière américain

    Ce serait dans le cadre du Memorial Day, le 27 mai, à 16 heures

    Mardi, le bourgmestre de Welkenraedt, Jean-Luc Nix, des responsables de la zone de police Pays de Herve et du cimetière américain d’Henri-Chapelle, se sont vus et ont évoqué la possible venue du président américain Trump le 27 mai, au Memorial Day.

    C'est un article d'YVES BASTIN à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 14 avril 2017 (où est évoquée aussi la présence d'Eisenhower en 1945 dont le REMEMBER MUSEUM de Marcel et Mathilde Schmetz garde le souvenir).

  • Le viaduc ferroviaire de Moresnet : histoire d’un héritage prussien

    En septembre 2016, le village de Moresnet a célébré le centenaire d'un remarquable et gigantesque viaduc ferroviaire qui l'enjambe. Si l'ouvrage d'art a été construit sur ordre de l'occupant prussien pendant la Première Guerre mondiale, son histoire est indissociable de celle de la ligne de chemin de fer n° 24 Tongres – Visé – Aix-la-Chapelle. Âprement négociée dès la fin du XIXème siècle entre la Belgique et l'Empire allemand, la création de cet itinéraire majeur reliant la Belgique à l'Allemagne a été retardée par le contexte international jusqu'à la fin de l'année 1914.

    Finalement mise en service par l'armée allemande, la ligne 24 servit d'abord des objectifs militaires. Après l'armistice de 1918, bien vite, l'État belge en fit l'axe majeur du transport des marchandises entre le port d'Anvers, la Ruhr et l'est de l'Europe.

    Dynamité à deux reprises pendant la Seconde Guerre mondiale, réparé en 1949, puis complètement modernisé il y a dix ans, le viaduc de Moresnet livre aujourd'hui passage à une ligne électrifiée parcourue quotidiennement par plus de 80 trains internationaux lourds.

    A l’invitation de la Société Verviétoise d’Archéologie et d’Histoire, ces cent années de grande et petite histoire politique, ferroviaire... mais aussi locale seront évoquées dans une conférence illustrée par une abondante iconographie, souvent inédite, le samedi 25 février 2017 à 14h30, au Musée des Beaux-Arts de Verviers, rue Renier, 17, par Roland Marganne, philologue classique et historien des chemins de fer.

    Entrée gratuite
    Renseignements : 087/33 87 04

  • Les réfractaires à la Wehrmacht

    Olivier Radermacher, titulaire d’un Master en Histoire, en collaboration avec l’asbl Espace Culture, donnera une conférence sur Les réfractaires à la Wehrmacht dans les Dix Communes durant la seconde Guerre mondiale.

    « Le 23 mai 1940, un décret du Führer promulgue l’annexion de dix communes belges au Reich. Pour les habitants annexés, une véritable incompréhension va naître, car jamais leurs communes n’ont appartenu à l’Allemagne. Bientôt, les jeunes hommes nés entre 1921 et 1926 sont appelés à servir dans l’armée allemande. La grande majorité des conscrits refuse. Ceux-ci deviennent alors des « Réfractaires à la Wehrmacht ». »

    Ancienne Maison communale de Montzen - le jeudi 16 février 2017 dès 20h

    Asbl Espace Culture - 087/33.96.64 - espacecultureasbl@gmail.com

  • La première multinationale d’Europe est de chez nous

    Un livre sur la Vieille Montagne

    Le zinc a longtemps été un cheval de bataille de notre industrie, au 19e siècle. Un livre d’un historien liégeois le rappelle, en montrant comment notre leadership s’est construit avec notre minerai, mais aussi grâce à notre matière grise et nos brevets.

    Saviez-vous que la première multinationale européenne est née chez nous ? La Vieille Montagne a en effet été créée à La Calamine et Liège, par l’abbé Dony, puis a grandi et a connu quelques déboires, avant de, en 1837, posséder deux sièges : un à Liège, l’autre à Paris, mais aussi des sites de production en Belgique, dont le principal à Moresnet-neutre (La Calamine) et d’autres en France et en Grande-Bretagne.

    La Vieille Montagne est considérée comme un des cinq géants du paysage industriel liégeois du 19e siècle, avec Cockerill, Ougrée-Marihaye, l’Espérance-Longdoz et la FN. Elle sera leader du marché du zinc non seulement en Belgique, mais aussi en Europe. Au milieu du 19e siècle, un tiers de la production mondiale de ce métal non- ferreux était originaire de ce qui deviendra notre pays actuel (en englobant l’actuelle commune de La Calamine, qui était alors un Etat indépendant). Et dans cette masse belge, trois cinquièmes de la production relevaient de la Vieille Montagne. Cela valait bien une monographie fouillée. Arnaud Péters, docteur en Histoire de l’ULg, vient de la signer et l’a publiée aux Editions de la Province de Liège.

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  • Que sont devenues nos maisons communales ?

    Il y a presque 40 ans maintenant, la loi ratifiant la fusion des communes entrait en vigueur laissant ainsi à l’abandon de nombreuses maisons communales. Que sont-elles devenues ? Hôtel ou pharmacie pour les plus fantasques. Écoles ou appartements pour la plupart. Loïc Manguette nous invitait ce matin, dans LA MEUSE VERVIERS, à faire un petit tour d’horizon au sein de l’arrondissement verviétois.

    Ses renseignements concernant la commune de Plombières étaient au moins incomplets, particulièrement en ce qui concerne le village de Sippenaeken.

    Contrairement à ce qu'écrit Loïc Manguette dans son article, Sippenaeken avait respecté l'obligation  faite par le pouvoir central de se doter d'une maison communale (la plupart d'entre elles datent des environs de 1870 où cela fut imposé avec possibilité de subsides pour les constructions). Cette maison communale (photo ci-dessus) se trouve au beau milieu de l'actuelle Place Saint-Lambert à Sippenaeken et a d'ailleurs l'aspect d'une maison communale.  Cette  maison  hébergeait aussi  l'instituteur. Toutefois, le dernier secrétaire communal de Sippenaeken (Hubert Rutten) proposa à la commune d'héberger les services communaux dans un local de son café, juste en face (l'actuel Barbeau). 

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    Cette location permettait à l'instituteur d'avoir un peu plus de place pour sa famille et le secrétaire pouvait ainsi un peu arrondir son traitement (quart-temps) dans cette toute petite commune. Cela a duré plusieurs décennies jusqu'à la fusion des communes où la location a pris fin. La commune de Plombières a, quant à elle, vendu la maison de l'instituteur et elle est devenue depuis quelques années un gîte rural.

    Un système analogue existait dans la commune voisine de Teuven (dont Sippenaeken a fait partie jusqu'en 1841) où la "maison communale" d'avant-fusion n'était plus effectivement dans la maison de l'instituteur mais au domicile du secrétaire communal en face de l'église de Teuven.

    Dans l'actuelle  commune de Plombières, la commune a vendu l'ancienne maison communale de Gemmenich à Nosbau (logements sociaux), celle de Moresnet (en face du café) a aussi été vendue de la sorte. Celle de Hombourg a été récupérée par l'école et celle de Montzen par les associations locales quand l'autorité communale a réalisé en 2000 la nouvelle maison communale à Plombières (où il n'y avait pas de maison communale auparavant, cette localité n'étant pas une commune avant les fusions).

    (Merci à Albert Stassen pour toutes ces informations).

  • Appel aux fins limiers

    Un Américain cherche la famille belge avec laquelle son papa avait noué des liens d’amitié. Les deux familles ont échangé plusieurs courriers et quelques photos.

    Voici ci-dessus l’une de ces photos, revenue d’Amérique.

    Le papa de notre Américain a combattu dans notre belle région, fin 44. Et il a séjourné à Plombières, mais peut-être aussi à Bellefontaine.

    La famille belge semble s’appeler Courette. Ils avaient deux vaches. C’étaient peut-être des fermiers. Les prénoms que nos Américains ont retenu (ceux de la famille ou d’amis de la famille) étaient Raymond, Agnès, Madeleine, Guy ou Henri.

    Un appel est lancé aux fins limiers de ce blog plombimontois pour retrouver cette famille.

  • Visite du Viaduc de Moresnet par les écoles

    Le viaduc de Moresnet célèbre son 100e anniversaire ce week-end. Ce vendredi, 220 élèves des écoles de l’entité de Plombières ont participé à des ateliers leur racontant l’histoire du viaduc.

  • Allemagne et Russie pour se souvenir

    Le 100 e anniversaire du viaduc se fête ce week-end (lire ci-dessous), mais pour lancer les festivités hier soir, ce sont les ambassadeurs de Russie et d’Allemagne qui étaient invités à se recueillir, avec les élus locaux et le ministre de la Mobilité, François Bellot, sur une nouvelle stèle au pied de l’ouvrage. Une stèle en mémoire des prisonniers russes qui ont travaillé (et en sont morts) à la construction du viaduc sous les ordres des Allemands alors en guerre. (CL.D.)

  • Inauguration d’une stèle en mémoire des prisonniers Russes

    Vous n’êtes peut-être pas sans savoir qu’à partir de 1915, l’envahisseur Allemand s’attache à la réalisation de la ligne ferroviaire n°24. Durant plusieurs mois, des ouvriers et des prisonniers de guerre Russes œuvrent à l’édification du viaduc. Le sort de ces prisonniers Russes symbolise à lui seul la souffrance engendrée par la construction de cet édifice. Une stèle érigée en leur honneur et financée par l’Ambassade de la Fédération de Russie sera inaugurée à l’occasion de la soirée académique.

    Au programme de cette soirée académique du vendredi 16 septembre 2016 :

    • 18h00 : Rassemblement au chapiteau érigé dans le parc, au centre du village
    • 18h15 : Cortège et vernissage de l’exposition installée à la Maison du Terroir
    • 18h30 : Inauguration de la nouvelle stèle dédiée aux prisonniers russes
    • 19h00 : Discours officiels, vernissage de l’exposition de la salle du Viaduc et verre de l’amitié