Personnalités

  • Silhouettes contre les féminicides

    Trente-trois silhouettes féminines ont été dressées sur la place Verte à Verviers à l’occasion de la campagne « ruban blanc », qui a pour objectif de lutter contre les violences faites aux femmes. Ces silhouettes représentent les 33 femmes qui ont perdu la vie sous les coups d’un homme, cette année en Belgique. Ce mercredi, durant le temps de midi, une action de sensibilisation à ces violences se tiendra sur la place Verte.

    Elles sont trente-trois. Elles s’appelaient Berenice, Ulfet, Eunice, Colette, Youlia, Valérie, Lucie, Wivinne… Elles avaient entre 19 et 68 ans. Le point commun entre toutes ces femmes, c’est qu’elles ont perdu la vie cette année, en Belgique, sous les coups d’un homme. Elles ont été victimes de féminicides. Les Plombimontoises Valérie et Lucie Leisten font notamment partie de cette triste liste, elles ont été poignardées par l’ancien compagnon de Valérie en août dernier.

    D'un article de FRANÇOISE PEIFFER à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 28 novembre 2018.

  • Reconnaissance mondiale pour le Professeur Damien Ernst (ULiège)

    C’est un prix parmi les plus prestigieux dans le domaine et qui s’adresse aux chercheurs de moins de 45 ans. Et c’est le Professeur liégeois Damien Ernst, originaire de Plombières, qui l’a obtenu  ! Il s’agit de la Médaille Blondel décernée chaque année en France par la SEE, Société de l’Electricité, de l’Electronique et des Technologies de l’information et de la communication. Ce prix récompense des travaux de recherche remarquables dans le domaine de la science et de l’industrie électrique au sens large (télécoms, électronique, réseau électriques, ...).

    Et des travaux de recherche, le Professeur Damien Ernst en mène depuis 20 ans, parallèlement à ses enseignements en tant que Professeur ordinaire à l’Université de Liège. Ingénieur civil électricien et mécanicien (1998) et docteur en sciences appliquées (2003) de l’Université de Liège, Damien Ernst dirige le laboratoire Smart Grids, une équipe de recherche actuellement composée de 12 doctorants et de quatre chercheurs postdoctoraux. Cette équipe est essentiellement active dans le domaine des réseaux électriques intelligents et de l’apprentissage par renforcement, un sous-domaine de l’intelligence artificielle ayant pour objectif de créer des agents informatiques capables d’interagir de manière intelligente avec leur environnement.

    Lire la suite

  • Interview de Tommy Scholtès: « Faute de prêtres, on restructure »

    Tommy Scholtès, porte-parole de la Conférence épiscopale, a participé à la rédaction de ce rapport et répond à nos questions.

    Peut-on dire qu’il y a de moins en moins de catholiques pratiquants en Belgique ?Capture d’écran 2018-11-26 à 08.20.51.png

    « Il y a eu une légère baisse, une érosion aujourd’hui stabilisée autour des 9 %, ce qui représente un million de personnes qui vont donc régulièrement à la messe le dimanche. Cela reste un chiffre intéressant. Ils ne vont pas tous les dimanches à l’église, mais s’y rendent régulièrement ».

    Pourquoi cette érosion ?

    « Parce que la société a changé. À l’époque de nos grands-parents, les valeurs chrétiennes étaient la référence principale. L’église y tenait un grand rôle social et communautaire. Aujourd’hui, il y a internet, les loisirs, une plus grande mobilité, on fait des marches Adeps le dimanche, on va à des bourses d’antiquité… Ce n’est pas une concurrence mais ce sont d’autres façons de vivre. Et puis, il y a eu la crise de la pédophilie au sein de l’Église. Une partie de la population a fait le lien et a décidé de ne plus se rendre à l’église.

    Aujourd’hui, tout cela est apaisé ».

    Est-ce raisonnable, pour les pouvoirs publics, d’entretenir 4.296 églises alors que le nombre de pratiquants diminue ?

    « Les autoroutes, les théâtres, les stades de foot sont aussi entretenus, et les stades de foot ne sont pas remplis non plus. L’État doit garantir la pratique du culte. Cela dit, on n’est pas dans l’immobilisme. On restructure les paroisses et on fermera encore des églises, car leur restauration coûtera trop cher. Mais on ne calcule pas cela à la hache ! Des projets de nouvelles églises existent d’ailleurs. À Etterbeek par exemple, on va en construire une ».

    On ne compte que 212 candidats prêtres. Comment allezvous faire pour recruter ?

    « Ils ne seront pas assez nombreux pour remplacer tous les prêtres partis à la pension. Et non, on ne va pas lancer une campagne publicitaire de recrutement ! Il y a en effet de moins en moins de vocations. Il y aura des restructurations, on va réorganiser les paroisses ».

    Pourquoi avoir rédigé ce rapport ?

    « Pour montrer notre pertinence sociale. Pour ne pas enfermer l’Église catholique dans les sacristies, et pour montrer toutes les actions sur le côté auprès des jeunes, auprès des malades, auprès des plus démunis, etc. ».

    Vous ne publiez aucun chiffre sur les pédophiles au sein de l’église.

    « On sortira un rapport à la mi-janvier, avec des chiffres à ce sujet, et aussi sur tout ce que l’Église a fait et comment elle a vécu cette crise ». 

    F. DE H. dans LA MEUSE VERVIERS du 16 novembre 2018 dans le cadre de la publication du rapport annuel de l'Église catholique de Belgique.

    « L’Église catholique en Belgique: rapport annuel 2018 ». Téléchargeable sur le site catho.be

  • Eric Snoeck, grand patron de la Police Judiciaire Fédérale de Liège, revient sur l’attaque du 29 mai

    Ce lundi, le monde judiciaire liégeois fait sa grande rentrée. L’occasion pour le Plombimontois Eric Snoeck, directeur judiciaire de la PJF de Liège, de revenir sur les événements dramatiques qui ont émaillé notre région ces derniers mois, et d’aborder ses grands défis pour l’avenir.

    Une page d'ALLISON MAZZOCCATO à lire dans LA MEUSE du 3 septembre 20178.