services publics

  • Une politique de remise au travail qui paie

    Le budget du CPAS de Plombières était à l’ordre du jour du conseil communal de ce jeudi. Bonne nouvelle, le budget consacré aux revenus d’intégration sociale est en forte baisse. Moins 37,5 % en 2016 par rapport à l’année précédente. Une diminution qui, selon le président du CPAS, trouve sa source dans une politique de remise au travail via les articles 60.

    Au CPAS de Plombières, comme dans toutes les communes, on a craint la réforme du chômage et ses nombreuses exclusions mais fort heureusement, le CPAS plombimontois semble ne pas faire les frais de ces mesures. En 2016, on a même constaté une importante diminution du nombre des revenus d’intégration sociale (RIS). « On a noté une diminution de 37,5 % des RIS en 2016 par rapport à 2015 », se réjouit André Scheen, le président du CPAS qui précise qu’entre 20 et 25 personnes domiciliées sur le territoire de la commune en bénéficient. S’il peut paraître surprenant, ce recul s’explique entre autres par une politique de mise au travail via les articles 60. « Entre 25 et 30 personnes sont engagées via cet article », explique André Scheen. « Cette formule permet de redonner le goût au travail à certaines personnes. Nous faisons un véritable travail d’éduction. On réapprend à certaines personnes à mener une vie classique : se lever le matin, s’entretenir, faire ses tartines avant de partir travailler... ». Visiblement cela porte ses fruits puisqu’après avoir presté un certain nombre d’heures en article 60 dans des entreprises d’économie sociale, nombreux sont ceux qui parviennent à réintégrer le monde du travail, en entreprise par exemple. Un nombre de RIS qui diminue, cela ne signifie pas pour autant un recul de la précarité. En témoigne le budget du CPAS qui est, en 2017, de 2.893.000 euros et l’intervention communale qui s’élève à un peu plus de 832.000 euros alors qu’elle avoisinait en 2011 les 690.000 euros. Autre signe : des familles qui rencontrent des difficultés pour boucler les fins de mois franchissent de plus en plus souvent les portes du CPAS. « Certaines familles ne parviennent plus à payer leurs factures alors qu’ils travaillent à deux. Le coût de la vie qui augmente mais aussi certaines habitudes et l’accès de plus en plus facile à certains crédits sont à la source de ces situations parfois compliquées », ajoute André Scheen. Du côté du CPAS tout est mis en œuvre pour permettre à ces familles de s’en sortir et de retrouver une gestion saine de leur budget en proposant notamment le principe de la guidance budgétaire.

    FRANÇOISE PEIFFER dans LA MEUSE VERVIERS du 28 février 2017

  • Où est le progrès ?

    Il y a 50 ans, un Hombourgeois s'indignait dans "Le Journal d'Aubel" à propos d'un service postal déficient.

    « Il y a un quart de siècle, quand le progrès moderne n’avait pas encore tait son apparition à la campagne, le service postal était assuré à Hombourg par une sous-perception, qui faisait «toutes» les opérations postales et ce, avant et après-midi. Il y avait deux distributions de courrier par jour au centre de la localité. Les dépêches postales partaient à 10, 16 et 19 h. 30. Les correspondances déposées dans la boite postale au soir et même pendant la nuit étaient distribuées dans «toute» la localité le lendemain matin.

    Aujourd’hui, tout ce modernise et «le progrès est passé à Hombourg».

    Il n’y a plus qu’un bureau auxiliaire ouvert de 10 h. 30 à midi et qui ne fait que quelques opérations. Pour certaines opérations, pour obtenir un approvisionnement convenable en timbres-poste ou fiscaux, le client doit se rendre à Aubel, distant de 5 kilomètres.

    Une seule distribution de courrier par jour.

    Deux levées de boite par jour :

    • La première vers 7 h. 30 le matin, seule la correspondance destinée à «une partie» de la localité est mise en distribution; celle destinée à l’autre partie est conduite à Aubel vers 13 h. 30 et distribuée le lendemain. C’est ainsi qu’une lettre destinée à un habitant du hameau de Gulpen (distant du bureau d’environ 2 kms), mise à la boîte le jour A vers 14 h. 30, est remise au destinataire le jour C dans le courant de l’après-midi.
    • La deuxième levée est faite vers 13 h., le courrier emporté vers Aubel, d’où il partira dans l’après-midi.

    Et puis, plus « rien, le progrès s’arrête là ! »

    Un habitant desservi par le facteur vers 12 h. 30, ne sait plus répondre le jour même, à moins que d’aller poster sa réponse à Aubel, dans l’après-midi, ainsi son correspondant aura une chance de recevoir une réponse le lendemain.

    Le matin vers 6 heures, un facteur habitant Hombourg, passe avec la «voiture de la Poste» devant la boîte aux lettres pour aller assurer son service à Aubel. Si lors de ce passage, une levée pouvait se faire, les correspondances se trouvant dans cette boite seraient distribuées dans toute la localité et même, si nécessaire, partir du bureau d’Aubel le matin vers d’autres destinations. Certaines seraient certes encore distribuées à Liège ou Verviers dans le courant de l’après-midi... Cela coûterait un arrêt de 3 à 4 minutes au plus. Mais il parait que cela ne peut se faire : la compensation de temps accordée à cet agent ne concerne que la conduite du véhicule et ne peut comprendre une prestation de 3 à 4 minutes.

    Alors que dans les grands centres, tout est mis en œuvre pour assurer «un service complet, régulier et rapide», à Hombourg, tout est réglé pour mécontenter le public.

    Les Hombourgeois n’ont-ils pas droit aux services publics convenables, au même point que les autres Belges ? 

    »

    Qui osera faire la comparaison avec la situation actuelle ?