La Mine et les usines métallurgiques du BLEYBERG

Conférence par Francis POLROT, Commission Wallonne d’Etude et de Protection des Sites souterrains, Société royale «Les Chercheurs de la Wallonie» : Dimanche 21 septembre 13h30 

 

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 La mine du Bleyberg a été la plus importante mine de plomb de l’Est de la Belgique et la 4ème pour le zinc. Les mineurs ont exploité, jusqu’à la fin du XIXe siècle, un gisement subordonné à une large zone fracturée transversale à la stratifica- tion d’orientation NNW-SSE. Une période obscure de travaux se déroule sur Braesberg, là où les minerais affleuraient (du XIVe au XVIIe s.). A partir des années 1820, et pendant plus de 20 ans, le site passe de main en main, au gré de travaux miniers difficiles en raison de l’importance des venues d’eau dans les travaux (la société de C.-J. Cockerill devient Barthold Suermondt et Compagnie, Compagnie des mine et fonderies du Bleyberg , puis S.A. de Bleyberg-ès-Montzen). Les minerais sont toujours traités sur place dans des usines successives (traitement mécanique des minerais, fonderies).

Enfin, les mineurs entament des travaux au sud, vers Schimper, où la zone fracturée s’élargit sur 60 à 70 m et les parties minéralisées s’épaississent sur 15 à 20 m alors qu’elles font parfois moins d’un mètre au siège historique de Bleyberg. S’ouvre alors la période la plus productrice du Bleyberg et aussi la plus rémunératrice (1866/1878). Mais le volume d’eau s’accroit, les frais d’exhaure deviennent insupportables, d’autant que le cours des métaux plonge sur les marchés. De gros coups d’eau, début 1881, amènent l’abandon des travaux miniers en 1882. L’exhaure continue à Ter Bruggen avant arrêt complet en 1884. L’activité de la société se concentre alors sur le traitement des minerais importés. Elle s’associe à la « Compagnie française des mines et usines d’Escombrera – Bleyberg » (1881 – 1912), puis à la « Société minière et métallurgique de Pennaroya », avant de fermer les fon- deries en 1922, se concentrant sur sa nouvelle usine métallurgique dans le nord de la France. La société continue toutefois des travaux de recherche sous forme de sondages jusqu’à la dernière partie du XXe siècle, mais les résultats sont décevants. La concession est rétrocédée en 2002 à l’Etat belge. En 1998, le site, devenu propriété de la commune, a été classé en Réserve naturelle par bail emphytéotique. 

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