Il traite ses collègues de «SS» et de «nazis»

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Lambert, un fonctionnaire du SPF Intérieur détaché à la commune de Plombières, vient d’obtenir l’annulation de la sanction que l’administration lui avait infligée. Pourtant, les faits n’étaient pas bénins : l’employé avait insulté ses collègues directs, les traitant de «SS», de «nazis» et de « jeune hitlérienne »...

Les faits s’étaient déroulés fin 2012. Une mésentente entre collègues avait éclaté : certains avaient déplacé du mobilier sans en avertir Lambert. Ce dernier avait vu rouge et avait traité ces collègues des « nazis », entre autres.
Un incident qui était évidemment remonté jusqu’à sa hiérarchie et au collège communal, qui avait décidé de demander la sanction de l’intéressé. Entendu sur son comportement et ses propos, ce dernier avait réitéré ses insultes. Suite à quoi, une plainte avait été déposée au niveau du parquet pour « insultes publiques ».

UN BLÂME PLUTÔT QUE LA MUTATION

On lui reprochait aussi le retard dans son travail, et l’accueil peu chaleureux de certains habitants germanophones, dans cette commune proche des Cantons de l’Est. Il était en effet arrivé à Lambert de refuser de servir une personne ne parlant pas le français.

L’intéressé estimait que « l’autorité exagérait », que ses propos étaient déformés et que le retard dont on l’accusait dans son boulot était, en réalité, minime. L’administration avait d’abord évoqué son déplacement disciplinaire à Bruxelles, puis aux services du gouverneur de la Province de Liège pour réduire ses trajets. Finalement, elle lui avait infligé un blâme.

Mais Lambert avait lancé, sans l'aide d'un avocat, une procédure pour faire annuler ce blâme par le Conseil d’État.
Le fonctionnaire, affecté au service « population », avait été déplacé à l’accueil de la Maison du site minier, puis à l’Agence de Développement Local le temps de la procédure. Il vient donc d’obtenir gain de cause devant la VIIIème Chambre du Conseil d'Etat le 27 janvier 2015..

Mais l’administration pourrait relancer une nouvelle procédure à son encontre.

Avec L.P. (dans LA MEUSE VERVIERS du 18 février 2015).

PUBLICATION OBLIGATOIRE (21 septembre 2015)

Fautes déontologiques dans un article de SudPresse 

Le Conseil de déontologie journalistique a constaté ce 16 septembre 2015 que SudPresse a commis un plagiat dans un article publié le 18 février 2015 à propos de Lambert V., un fonctionnaire de Plombières. 

Cet article annonçait que le Conseil d’Etat avait annulé une sanction disciplinaire prise contre ce fonctionnaire mais mentionnait à l’indicatif les faits ayant entraîné cette sanction, comme s’ils étaient avérés. La journaliste a ainsi reproduit la démarche unilatérale de l’autorité disciplinaire que le Conseil d’Etat a invalidée. De plus, l’article 22 du Code de déontologie journalistique exigeait de donner au fonctionnaire l’occasion de répliquer aux accusations graves lancées contre lui dans l’article, ce que la journaliste n’a pas fait. Par contre, le CDJ n’a pas constaté de parti-pris ni d’atteinte à la vie privée dans cet article. 

 

L’avis complet du CDJ peut être consulté ici

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