L’assassin de Marc et Corine mort en prison

PLOMBIÈRES – THIERRY MUSELLE 

Le père de Marc craignait qu’il ne récidive 

Capture d’écran 2015-04-02 à 08.31.13.png

Thierry Muselle, l’assassin des « amoureux de Plombières » avait défrayé la chronique judiciaire en 1992. Avec son complice Thierry Bourgard, il avait tué Corine Malmendier (17 ans) et Marc Kistemann (21 ans) dans les bois de Lierneux. Le papa de ce dernier craignait que Muselle ne remette ça s’il avait été libéré. Il est finalement mort à la prison de Huy ce mercredi.

Capture d’écran 2015-04-02 à 08.31.25.pngThierry Muselle, un nom qui évoque encore l’innommable pour de nombreux Belges, est décédé mercredi de mort naturelle à la prison de Huy. Il avait 55 ans. L’homme n’avait plus mis le nez hors de prison depuis 1992, année au cours de laquelle, avec le Verviétois Thierry Bourgard, il a tué Marc Kistemann (21 ans) et Corine Malmendier (17 ans), deux amoureux de Plombières.

« À ce stade-ci, je ne pars pas sur une suspicion criminelle », a précisé mercredi soir le magistrat de garde au parquet de Huy à l’agence Belga. « A priori, c’est un décès naturel. » Un médecin légiste a été dépêché sur les lieux pour examiner le corps du défunt, mais il ne devrait pas y avoir d’autopsie.

RETROUVÉS SUR UN TALUS À LIERNEUX

Dans la nuit du 15 au 16 juillet 1992, Corine Malmendier et Marc Kistermans sont de sortie. Ce jeune couple de Plombières pro-fite de la Volkswagen Passat prêtée par le père de Marc. Hélas, ils vont croiser durant leur soirée la route de Bourgard et Muselle.

Leurs corps seront retrouvés sur un talus, près de Lierneux. Marc et Corinne ont été abattus au riotgun La jeune fille a également été violée. Mais ce carnage absurde ne s’est pas arrêté à ce double assassinat. Le duo a, à nouveau, arrêté un autre couple. Ils ont tué Lucien Schmitz (36 ans) de 14 coups de couteau et violé sa femme.

Les deux hommes écoperont finalement de la perpétuité.

DEMANDE DE LIBÉRATION CONDITIONNELLE
En 2013, Muselle qui voulait se marier avait demandé sa libération conditionnelle. Une nouvelle qui avait suscité de grandes craintes de la part du papa de Marc. «La crainte est qu’en sortant il recommence », avait déclaré François Kistemann dans nos colonnes. En effet, c’est lors d’un congé pénitentiaire que Muselle avait commis l’innommable dans les bois de Lierneux. Mais, le papa de Marc n’était pas revanchard en cas de libération. « Arrivera ce qu’il arrivera. Du moment qu’il laisse ma famille tranquille », nous disait-il. Sûr qu’aujourd’hui, les craintes formulées à l’époque ont fait place à une forme de soulagement.

G.B., A.F. ET BELGA (dans LA MEUSE VERVIERS du 2 avril 2015) 

Les commentaires sont fermés.