Marc et Corine : l’onde de choc comparable à Julie et Melissa

EDITO 

Capture d’écran 2015-04-04 à 08.31.40.pngElle a d’abord cru à un poisson d’avril, « même si on ne rigole pas avec ces choses-là ». La mort de Thierry Muselle, ce 1er avril, a bouleversé la maman de Corine Malmendier : « tout est remonté à la surface », confie Aline Ahn

« Mon fils de 42 ans a pleuré ce matin. »
Comme on les comprend... Si tous les Belges se souviennent de ce qu’ils faisaient le 18 août 1996, quand on a retrouvé les corps de Julie et Melissa, en 
région verviétoise, personne n’a pu oublier l’été 1992 fatal à Marc et Corine dans les bois de Lierneux. Le meurtre des amoureux de Plombières a marqué la région au fer rouge. À l’Institut Saint-Joseph à Welkenraedt, où étudiait Corine, personne n’a voulu commenter les souvenirs douloureux ravivés par la mort de son assassin, ce mercredi. Marc et Corine, Julie et Melissa. Ces deux faits divers tragiques sont intimement liés. C’est dans a foulée de l’affaire Dutroux que la pétition de l’ASBL « Marc et Corine » a atteint 2,7 millions de signatures en faveur des peines incompressibles. Un quart des Belges !

Jugées contre-productives par les experts du monde judiciaire, ces peines n’ont jamais vu le jour. Au grand dam de l’opinion publique. On a eu, à la place, des peines de sûreté telles que ces 10 années de mise à la disposition du gouvernement dont a bénéficié Dutroux lors de sa condamnation.
Pourtant, 19 ans plus tard, alors que l’hébergement de Michelle Martin chez un ancien juge durant sa liberté conditionnelle fait couler tant d’encre et tourmente encore Gino Russo et Jean-Denis Lejeune, on a désormais la certitude que Muselle, lui, ne refera plus parler de lui, comme il s’en vantait auprès de ses codétenus.  

Edito de Catherine Dahmen CHEFFE D’ÉDITION dans LA MEUSE VERVIERS du 4 avril 2015

 

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