CF3F publie son premier magazine

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L'a.s.b.l. CF3F présente son tout premier magazine! 
Il traite de nombreux sujets d'actualité, de patrimoine belge mais aussi de l'histoire.
20 pages de découvertes et de trains.
Sortie prévue dans moins de 10 jours.
La revue est vendue à 2€ mais est GRATUITE pour les membres de l'ASBL.
Il vous sera possible de l'acheter à Hombourg les 19 et 20 septembre lors des journées portes ouvertes, et à Welkenraedt au centre culturel à l'occasion de l'expo d'ISO83.

Louis Maraite (que l'on connaît comme ancien journaliste, rédacteur en chef de la "La Meuse Liège", ancien porte-parole de la S.N.C.B., actuellement directeur de la communication du C.H.U. et conseiller communal à Liège) commente cette publication sur Facebook:

Créer une association de patrimoine ferroviaire en Province de Liège n’est pas le fruit d’une lubie de collectionneurs passionnés. Cela repose sur une connaissance approfondie de l’histoire ferroviaire qui, elle, est intimement liée au Pays de Liège.
Si la Belgique n’avait pas été engagée dans sa lutte pour l’Indépendance et la mise en place de son jeune Royaume, il y a fort à parier que la première ligne de chemin de fer au monde n’eut pas été britannique entre Liverpool et Manchester mais bien « liégeoise » avec le projet de John Cockerill (dont les usines étaient à Seraing) d’implanter une ligne, dès 1829, entre Bruxelles et Anvers.  
Et les références ferroviaires liégeoises sont encore liées à Cockerill, avec le Plan Incliné, entre Liège-Guillemins et Liège-Hauteur (Ans), qui par un astucieux système de câbles actionnés par des moteurs à vapeur permettait de vaincre 55 m de dénivellation sur 1850 m. Un exploit mondial en 1842 ! Cockerill encore avec la première loco « belge », et des locomotives de légende comme la « 12 » sortie en droite ligne de la BD et des ateliers de Seraing. 
Mais il n’y a pas que Cockerill, il y a évidemment Georges Nagelmackers (1845-1905) qui, depuis Angleur, rayonna sur le monde avec la Compagnie Internationale des Wagons-Lits dont le mythe ne faiblit pas.
Sans évoquer le fait que les différentes associations de patrimoine ferroviaire sont bien implantées dans tout le pays sauf à l’Est, implanter un centre d’histoire du rail en Pays de Liège et plus particulièrement à Hombourg trouve tout son sens dans le rôle des cheminots dans les deux guerres. Si Hombourg a été le théâtre des actes héroïques des agents du rail pour empêcher l’avancée de l’ennemi en 1914, la zone frontalière est en elle-même symbole aujourd’hui de paix. Le Chemin de Fer des Trois Frontières est le témoin de ces multiples lignes qui reliaient les peuples. 
Relier les peuples, relier les générations, relier les gens. A une période où l’on construit davantage de murs que de ponts, le Chemin de Fer des Trois Frontières veut, par un projet remarquable de citoyenneté, dans lequel se retrouvent les valeurs de la vulgarisation historique, du tourisme convivial intelligent, du transfert des compétences et de la formation sociale, mettre la passion de ses membres au service de la collectivité. Les rails sont posés.

Commentaires

  • Très heureux de votre initiative. Félicitations. Y a t il possibilité de réserver un exemplaire ? J'ai travaillé de 1964 à 1994 à la gare de Montzen. De 94 à 2010 comme permanent syndical à Welkenraedt. Ceci pour vous dire que je suis à votre disposition pour des renseignements sur ces périodes. Bien à Vous. Bonne continuation.

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