Meister : les cadres veulent être jugés en allemand

SPRIMONT – JUSTICE 

Capture d’écran 2015-09-10 à 09.51.43.pngLes cadres de la société Meister-Sprimont, poursuivis devant le tribunal correctionnel de Liège pour répondre des événements qui s’étaient déroulés lors d’un conflit social, ont sollicité mercredi que l’affaire soit renvoyée devant une juridiction de langue allemande. Une décision interviendra le 7 octobre.

Onze personnes, deux sociétés de gardiennage et la société mère de Meister, ainsi qu'un habitant de Plombières, doivent répondre de préventions de tentative de vol avec  violences, fraude sociale et séquestration à la suite des incidents graves qui s’étaient produits en février 2012 dans cette usine de Sprimont.

Ce sont principalement les cadres de l’entreprise, deux sociétés de gardiennage et la société mère de Meister qui répondent des faits. Mais sur l’ensemble des prévenus, huit personnes et une société souhaitent que l’affaire soit jugée en langue allemande et réclament donc la délocalisation du procès.

L’audience a été uniquement consacrée à ces débats techniques, au cours desquels la partie civile et le parquet ont contesté la demande de délocalisation. Les avocats des prévenus ont sou- tenu leur demande en précisant notamment que des débats réalisés en français avec l’aide de traducteurs tronqueraient le procès. Un jugement interviendra le 7 octobre avant la poursuite des dé- bats à Liège ou à Eupen à une date ultérieure.

Cette extension des "facilités" (en faveur d'une société et de citoyens allemands) dans le cadre de l'emploi des langues en matière judiciaire serait évidemment une nouveauté et ferait jurisprudence. 

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