Six fois plus de migrants qu’ailleurs

EN COMMUNAUTÉ GERMANOPHONE 

Le ministre germanophone de l’Intégration, Antonios Antoniadis, a demandé samedi une meilleure communication dans le dossier des migrants au lendemain de la décision du conseil des ministres du gouvernement fédéral d’ouvrir 200 nouvelles places d’accueil pour les demandeurs d’asile à La Calamine. Antonios Antoniadis adresse ainsi trois demandes à Theo Francken, le secrétaire d’État à l’Asile. Ces exigences sont une cote de répartition nationale des migrants, une meilleure communication et une dotation spéciale au vu du nombre croissant de réfugiés, peut-on lire dans un communiqué du ministre. Si pour le ministre germanophone, il ne fait aucun doute que la Belgique doit venir en aide aux réfugiés, Antonios Antoniadis souligne que la Communauté germanophone prend proportionnellement en charge le plus grand nombre de migrants. « Le 22 octobre, 913 migrants et demandeurs d’asile étaient accueillis en Communauté germanophone, ce qui correspond à environ 1,2 % de la population. Par comparaison, la moyenne nationale est de 0,2 % », souligne le cabinet du ministre.Capture d’écran 2015-11-02 à 10.10.26.png

Pour rappel, en Communauté germanophone, des demandeurs d’asile sont actuellement accueillis à Manderfeld, sur le territoire de la commune de Bullange, au camp militaire d’Elsenborn, à Eupen et à Deidenberg, un village de la commune d’Amblève.

AU COUNTRY CLUB BENELUX

À La Calamine, les 200 nouveaux arrivants devraient être accueillis au Country Club Benelux à Neu-Moresnet.

C’est dans ce contexte que le ministre en charge des affaires sociales demande une cote de répartition nationale des migrants. « Il est évident que l’on doit tenir compte des réalités socio-économiques mais pour relever ce défi, la Belgique doit procéder de manière unie. Les efforts doivent être équilibrés », ajoute le cabinet du ministre qui demande également au gouvernement fédéral de prévoir une dotation spéciale au vu du nombre croissant de migrants. Cette dotation ponctuelle devrait permettre d’intégrer les nouveaux arrivants rapidement et efficacement sans devoir restreindre les services offerts par la Communauté germanophone. Une dotation spéciale, limitée dans le temps, permettrait par exemple de financer des cours de langue et d’intégration.

F.P. AVEC BELGA 

Les commentaires sont fermés.