Un aliment pour limiter la pollution des vaches

RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE

La société Dumoulin adapte l’alimentation bovine pour réduire la teneur en méthane des flatulences

Alors que nous arrivons au terme de la COP21, l’entreprise agroalimentaire Dumoulin, spécialisée dans la fabrication de nourriture pour animaux, veut montrer l’exemple et apporter sa contribution à l’effort climatique. La société, qui possède un site de production à Hombourg a adapté sa production en y incorporant de la graine de lin extrudée afin que les pets de nos vaches soient moins nocifs pour l’environnement. Le résultat ? 30 % de production de méthane en moins.

La Conférence de Paris sur le changement climatique, autrement dit la COP21, touche à sa fin. C’est donc dans ce contexte que l’entreprise agroalimentaire Dumoulin, experte en nutrition animale qui fabrique des aliments pour les bovins, porcs, ovins, caprins, lapins, volailles et chevaux, a décidé de montrer l’exemple et d’apporter de l’eau au Capture d’écran 2015-12-11 à 08.00.46.pngmoulin de l’effort climatique. Concrètement, l’entreprise, qui compte notamment un site de production implanté à Hombourg, propose une solution permettant de diminuer de 30 % la production de méthane rejeté dans l’atmosphère via les charmantes flatulences de nos bovins. Mais comment est-elle donc parvenue à ce résultat ? « Nous avons adapté l’alimentation des bovins par l’incorporation entre autres de la graine de lin extrudée », explique Benoît Brouwers, administrateur délégué chez Demoulin. « C’est l’utilisation de plusieurs nutriments spécifiques (matières grasses, amidons) sous une forme adaptée (l’extrusion, c’est à dire une forte pression sur la graine à haute température pour en dégager la plus forte proportion d’huile) qui a permis de réduire la production de méthane. » Pour savoir si cette solution fonctionne, un essai scientifique a été mené sur des taurillons en phase d’engraissement, au CRA-W à Libramont (centre wallon de recherches agronomiques). Celui-ci a abouti et ce, tout en préservant un fonctionnement optimal du rumen, le premier estomac des ruminants. Un autre essai du même type a été effectué sur des vaches laitières à l’issue duquel on a observé une diminution de 15 % des émissions de méthane. « Outre son impact positif sur l’environnement, cette solution est également meilleure pour la digestion des bovins », ajoute Benoît Brouwers. Notez encore que le procédé « ne coûte pas plus cher qu’avant pour les éleveurs. C’est même l’inverse. » Par ailleurs, ce projet d’adaptation de l’alimentation bovine proposé par Dumoulin a remporté le 1er prix du « Défi Climat » organisé par Carrefour Belgique. -

Le dossier complet de RENAUD COLLETTE est à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 11 décembre 2015

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