Le nouveau chef de la zone est le fils du 1 er

ZONE DE POLICE PAYS DE HERVE – VINCENT APRÈS PAUL CORMAN

Vincent Corman vient d’être choisi comme chef de la zone de po- lice Pays de Herve par le conseil de police (La Meuse de mercredi). Une désignation qui a ceci de peu ordinaire qu’il est le fils de celui qui avait été le premier à diriger la zone, Paul Corman. Entre les deux, il y aura eu Michel Goffard. Voie toute tracée pour son fils ? Pas tout à fait. Car Vincent Corman se destinait d’abord à l’armée, où il entre à 17 ans. Il y intègre la division interforce de l’École royale militaire et y devient ingénieur industriel. Diplôme en poche, le voici officier au 4e génie. De 1994 à 2001, il gère l’entretien des constructions militaires en province de Luxembourg. En 2001, il change son fusil d’épaule et présente les examens pour entrer à la police intégrée, fruit de l’union entre polices et gendarmerie. Devenu commissaire, il atterrit à Bruxelles, à la direction des relations avec les polices locales, puis, en novembre 2003, en zone Vesdre. D’abord comme chef du service de gestion des ressources matérielles. Sacré défi : on met en place la vidéosurveillance, le réseau Astrid, les maisons de police... Quatre ans après, nouveau défi : la mise sur pied du service de coordination opérationnelle, toujours en zone Vesdre. Deux ans plus tard, Vincent Corman reprend la direction des enquêtes. En 2014, il remplace le chef de zone, Marcel Simonis, en congé maladie. En 2015, rebelote, en tant que chef de corps f.f. puis intérimaire.

 

AUSSI UN PARRAIN CHAMPÊTRE 

Il ne s’y éternisera pas : il va bientôt diriger la zone Pays de Herve en tant que chef de zone en titre. Ce dont est à juste titre « fier » son papa, Paul. Celui-ci avait quand même un peu peur qu’on projette sur son fils ses qualités, mais aussi ses petits défauts. Mais à leur sujet, le paternel ne se fait pas trop de mouron. Car si lui était du genre « à aller trop vite », il juge que son fils est « très réfléchi » et « pèse bien les choses. » « Moi, ajoute-t-il, j’ai toujours frôlé le problème parce que je fonçais. » Avec des résultats souvent payants. Ainsi, il sera le premier à mettre en service les patrouilles ABT, en trio. Lesquelles vont remettre de l’ordre à Liège. Et une dizaine d’années plus tard, on l’appellera encore pour tuyauter les Anversois désireux d’imiter les pionniers de la Cité ardente. En comparant les carrières, on observera que père et fils ont débuté à l’interforce. Mais à l’époque de Paul, la gendarmerie relevait encore de l’armée. Vincent aurait aimé y entrer directement. Mais à l’époque, alors qu’il était encore ado et en croissance, il lui manquait 1,5 centimètre pour satisfaire à la taille exigée, 1m68. D’où le passage par la case militaire, où il gravira les échelons jusqu’au grade de capitaine. Avec des examens réussis pour devenir major. C’est alors qu’il rejoindra la police, comme son père. Tiens, l’uniforme, c’est dans les gênes, au-delà de ces deux générations ? Papa Corman était issu du monde agricole, explique Paul. Mais son oncle et parrain avait été garde champêtre à Montzen. 

Y.B. dans LA MEUSE VERVIERS du 5 février 2016

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