Ces habitants de La Calamine étaient à Zaventem

Les Pricken ont vu la mort de près

Henri Pricken, qui est âgé de 65 ans, et son épouse, Paeungam, 48 ans, devaient prendre l’avion pour le pays d’origine de la Calaminoise, la Thaïlande, ce mardi. Au moment de la première ex- plosion, ils se trouvaient dans le hall, devant le guichet 10. À cinq minutes près, ils auraient été souff lés par l’explosion. Un ami avait conduit le couple à l’aéroport. Il s’apprêtait à aller re- prendre son véhicule quand la première explosion s’est pro- duite. « C’était à une cinquantaine de mètres de nous. J’ai dit à mon mari que nous devions partir, qu’il y aurait peut-être d’autres bombes », raconte Paeungam. Tout volait en éclat et les gens se sont mis à courir. « Tout le monde criait. Mon ami est allé à gauche et moi à droite. Nous nous sommes alors perdus de vue », explique le Calaminois. Celui-ci s’est alors retrouvé sur le tarmac, avec son épouse, avec entre 5 et 10.000 personnes, estime-t-il. La police leur a alors été d’un précieux secours. Et des gens de la sécurité leur ont indiqué qu’ils pouvaient prendre un taxi. Les Calaminois sont alors montés à bord. Le chauffeur noir leur a alors dit qu’il pouvait les conduire à La Calamine. Et il l’a fait gratuitement, pour une course de 270 km. Un geste qu’Henri tient à saluer. À 12h30, le couple était de retour à la maison.

Au lendemain du drame, Henri et son épouse étaient encore sous le choc. Lui pense partir plus tard en Thaïlande, où il s’est déjà rendu quatorze fois. Mais il laissera encore quelques mois s’écouler avant cela. Quant à son épouse, qui devait visiter ses parents res- tés au pays, elle est bien plus craintive à l’idée de retourner dans un aéroport. -

Y.B. dans LA MEUSE VERVIERS du 24 mars 2016

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