Les syndicats refusent le protocole d’accord au Centre Hospitalier Régional

Le protocole d’accord 2016-2018 a du plomb dans l’aile au CHR : 96 % des votants n’en ont pas voulu lors d’une assemblée générale du personnel.

Assemblée générale convoquée par la CGSP et la CSC, hier, au CHR. Objectif : voter ou recaler le protocole d’accord qui lierait di- rection et syndicats jusqu’en 2018. Le vote des cent membres du personnel présents aura été clair et net : 96 contre le texte proposé par la direction, 2 pour et 2 abstentions. Ce qui fâche les votants : le fait que l’institution accepte de verser plus de 200.000 euros pour des heures supplémentaires prestées par 27 cadres à 150 % du tarif normal, alors que dans le même temps, la direction veut encore conditionner le versement de la prime de fin d’année au fait que l’hôpital dégage des bénéfices, comme cela se fait depuis 2002. Autre pierre d’achoppement : l’augmentation de la valeur faciale des chèques-repas, que revendiquent les syndicats, explique Gaby Sonnet pour la CSC, en front commun avec la CGSP. De son côté, la SLFP n’a pas appelé à prendre part à ce vote, mais France Voss, déléguée de ce syndicat, approuve le rejet du protocole.

De son côté, Thierry Wimmer, le président du conseil d’administration, souligne que le protocole présente l’avantage pour le personnel d’accorder des garanties dans le cadre d’un plan de nominations, avec paiement de régularisations, pour l’ONSS par exemple, pour les périodes excé- dant les cinq ans de carrière sous statut contractuel. Ceci, alors que l’on attend souvent plus de dix ans avant de devenir statutaire. Par ailleurs, Thierry Wimmer affirme que si l’on a bien octroyé des paiements d’heures supplémentaires, cela se limite à 7.000 heures, alors qu’il y en avait 24.000. De plus, selon lui, ces paiements relèvent d’une obligation légale. 

YVES BASTIN dans LA MEUSE VERVIERS du 23 juin 2016

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