Une nouvelle bière 100 % belge au Grain d’orge

Et une bière de plus dans le paysage verviétois, une ! Le Grain d’orge ajoute une huitième à son tableau de Capture d’écran 2016-06-28 à 07.58.50.pngbreuvages houblonnés en marque propre. Il s’agit de l’Aubel pure, une bière refermentée avec un surcroît de houblon et tirant à environ 5 degrés. Une boisson qui joue un peu dans la même cour que la cuvée du 800e anniversaire que vient de sortir l’abbaye du Val-Dieu, à Aubel, et qui allie saveurs naturelles et taux d’alcool raisonnable.

LA TROISIÈME AUBELOISE

« On avait déjà une double et une triple Aubel », explique Benoît Johnen, le brasseur de Hombourg. Voici la troisième aubeloise. Elle s’ajoute à la Joup, à la Brice, à la Canaille (estivale, plus légère), à la Grelotte (hivernale, plus lourde) et à la The Pom (une fruitée). La particularité de la Pure, c’est qu’elle est davantage houblonnée, mais surtout que ses ingrédients sont cette fois 100 % made in Belgium. Ainsi, le houblon provient de Poperinge, localité flandrienne célèbre pour ce type de culture. Le malt, lui, vient de la Malterie de Beloeil, qui a racheté le site BHA et sa tour de séchage, route de Rémersdael, à Hombourg. L’eau est celle du barrage d’Eupen. Enfin, la levure est gantoise. Bref, un savant dosage d’ingrédients provenant des trois communautés linguis- tiques du pays et qui donne une boisson « purement » belge, d’où son nom.

Capture d’écran 2016-06-28 à 07.58.59.pngCette fois, pas de sucre ni d’épice dans le breuvage. Comme dans les bières allemandes respectant le Reinheitsgebot allemand, dont l’origine remonte au duc de Bavière Guillaume IV en 1516. Le goût se rapproche fort de celui d’une bière de saison, comme nos faneurs en buvaient durant les longues et souvent torrides journées où l’on fauchait, jadis. Outre ces huit bières de marque propre, le Grain d’orge continue à produire 80 bières à façon pour des clients. « Mais on n’en accepte plus d’autres », souffle Benoît Johnen. La coupe est pleine à ce niveau. Le Grain d’orge produit 4.000 hectolitres l’an et emploie cinq personnes, y compris Benoît Johnen et son épouse. 

Y.B.(dans LA MEUSE VERVIERS du 28 juin 2016)

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