Harald Meyer, le seul policier belge aux Jeux olympiques

Surveillance et échange d’informations

Harald Meyer, un habitant de Lontzen en Communauté germanophone, est le seul policier belge présent au Brésil pour les JO. Le policier fédéral travaillera durant 5 semaines au sein du centre international de coopération policière implanté à Brasilia, la capitale.

Les missions de notre policier seront principalement de la surveillance et l’échange d’informations mais il devra également gérer des situations plus banales concernant des spectateurs belges qui auraient été victimes de vol, de perte de documents d’identité... Un job passionnant mais à deux heures de vol des installations olympiques de Rio. À Rio de Janeiro, les ouvriers travaillent d’arrache-pied pour que les installations olympiques soient terminées pour Capture d’écran 2016-08-04 à 12.59.18.pngvendredi, jour de la cérémonie d’ouverture des JO. À deux heures de vol de là, à Brasilia au centre international de coopération policière on s’active également. Des agents de 55 nationalités différentes y sont présents pour assurer la sécurité. Une mission primordiale vu le contexte et la menace terroriste.

Harald Meyer, un habitant de Lontzen, est le seul policier belge sur place. « Lors de la coupe du monde il y a deux ans, j’avais déjà travaillé dans ce centre avec d’autres collègues belges. À l’époque, nous avions été soumis à différents examens et tests psychologiques », se souvient le commissaire quadrilingue. « Comme l’expérience avait été une réussite, on m’a recontacté en vue des JO et j’ai évidemment accepté ».

LOGÉ À LA CASERNE

Après en avoir discuté avec son épouse, le policier fédéral, chef du service d’appui et de coordination opérationnelle à la police d’Eupen, s’est envolé dimanche après-midi, à destination de Brasilia, la capitale du pays où est implanté le centre international de coopération policière.

Sur place, ce n’est pas le grand luxe puisque les différents agents sont logés dans des casernes plutôt sommaires. Loin de Rio où se tiendront la plupart des compétitions, Harald Meyer assurera la surveillance et l’échange d’informations concernant spectateurs belges.

« Depuis le centre, j’ai accès aux 3.000 caméras placées à Rio mais aussi aux banques de données belges. Je pourrais donc rapidement répondre aux demandes de policiers sur le terrain qui voudraient par exemple vérifier une identité ou avoir une liste de passagers belges à bord d’un avion », explique Harald Meyer qui ajoute qu’il sera également en charge de missions plus banales concernant les Belges. « Si certains spectateurs sont victimes de vol, ou de pertes de documents d’identité, je serai aussi avisé ». Le second volet de la mission d’Harald Meyer consiste à rédiger quotidiennement un rapport à destination des autorités belges.

S’il n’y a qu’un seul policier belge lors de cet immense événement sportif, c’est que l’on attend moins de supporters et de spectateurs tricolores que les 18.000 personnes qui avaient fait le déplacement pour assister à la coupe du monde. 

FRANÇOISE PEIFFER dans LA MEUSE du 4 août 2016

Il n’assistera pas aux compétitions

Même s’il sera au Brésil durant toute la durée des JO, pas question pour Harald Meyer d’aller supporter les athlètes belges. « Le centre est à deux heures de vol de Rio et je n’assisterai pas aux compétitions », explique le policier fédéral qui reconnaît qu’il ira probablement voir, en dehors de ses heures de travail, l’un ou l’autre des matchs de football féminin qui se dérouleront à Brasilia.

Une situation qui ne semble pas frustrer le commissaire, habitué aux événements sportifs. « Quand on participe au service d’ordre pour les matches de foot ou lors du tour de France par exemple, on ne voit rien de l’événement. Si je n’ai pas accès à l’aspect sportif des JO, je les vis de l’intérieur, depuis les coulisses. Le défi n’est pas sportif, il est professionnel. »

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