Où est le progrès ?

Il y a 50 ans, un Hombourgeois s'indignait dans "Le Journal d'Aubel" à propos d'un service postal déficient.

« Il y a un quart de siècle, quand le progrès moderne n’avait pas encore tait son apparition à la campagne, le service postal était assuré à Hombourg par une sous-perception, qui faisait «toutes» les opérations postales et ce, avant et après-midi. Il y avait deux distributions de courrier par jour au centre de la localité. Les dépêches postales partaient à 10, 16 et 19 h. 30. Les correspondances déposées dans la boite postale au soir et même pendant la nuit étaient distribuées dans «toute» la localité le lendemain matin.

Aujourd’hui, tout ce modernise et «le progrès est passé à Hombourg».

Il n’y a plus qu’un bureau auxiliaire ouvert de 10 h. 30 à midi et qui ne fait que quelques opérations. Pour certaines opérations, pour obtenir un approvisionnement convenable en timbres-poste ou fiscaux, le client doit se rendre à Aubel, distant de 5 kilomètres.

Une seule distribution de courrier par jour.

Deux levées de boite par jour :

  • La première vers 7 h. 30 le matin, seule la correspondance destinée à «une partie» de la localité est mise en distribution; celle destinée à l’autre partie est conduite à Aubel vers 13 h. 30 et distribuée le lendemain. C’est ainsi qu’une lettre destinée à un habitant du hameau de Gulpen (distant du bureau d’environ 2 kms), mise à la boîte le jour A vers 14 h. 30, est remise au destinataire le jour C dans le courant de l’après-midi.
  • La deuxième levée est faite vers 13 h., le courrier emporté vers Aubel, d’où il partira dans l’après-midi.

Et puis, plus « rien, le progrès s’arrête là ! »

Un habitant desservi par le facteur vers 12 h. 30, ne sait plus répondre le jour même, à moins que d’aller poster sa réponse à Aubel, dans l’après-midi, ainsi son correspondant aura une chance de recevoir une réponse le lendemain.

Le matin vers 6 heures, un facteur habitant Hombourg, passe avec la «voiture de la Poste» devant la boîte aux lettres pour aller assurer son service à Aubel. Si lors de ce passage, une levée pouvait se faire, les correspondances se trouvant dans cette boite seraient distribuées dans toute la localité et même, si nécessaire, partir du bureau d’Aubel le matin vers d’autres destinations. Certaines seraient certes encore distribuées à Liège ou Verviers dans le courant de l’après-midi... Cela coûterait un arrêt de 3 à 4 minutes au plus. Mais il parait que cela ne peut se faire : la compensation de temps accordée à cet agent ne concerne que la conduite du véhicule et ne peut comprendre une prestation de 3 à 4 minutes.

Alors que dans les grands centres, tout est mis en œuvre pour assurer «un service complet, régulier et rapide», à Hombourg, tout est réglé pour mécontenter le public.

Les Hombourgeois n’ont-ils pas droit aux services publics convenables, au même point que les autres Belges ? 

»

Qui osera faire la comparaison avec la situation actuelle ?

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