Cremer sans moto

Le triple champion de Belgique Enduro s’est fait voler ses deux motos 350 ccm

Hier matin, le champion d’Enduro plombimontois Cédric Cremer s’est fait dérober ses deux motos dans l’atelier qu’il a chez ses parents. Dépité, le triple champion de Belgique ne sait pas s’il pourra faire les dernières courses de la saison.

C’est dans une bien mauvaise passe que se trouve aujourd’hui le triple champion de Belgique Enduro Cédric Cremer. Celui qui a signé de très beaux résultats cette année aussi bien en Belgique qu’en Europe vient de se faire voler ses deux motos 350 ccm, les seules qu’il utilisait sur les parcours Enduro.Capture d’écran 2016-09-23 à 07.01.28.png

C’est dépité qu’il nous a expliqué comment le vol s’est passé. « Tout s’est produit en moins d’une heure ce matin. C’est entre 6h15 et 7h15 que les cambrioleurs se sont introduits chez mes parents, là où j’ai mon atelier, afin de dérober mes deux motos dont celle avec laquelle je suis devenu champion de Belgique. »

La présence des parents de Cédric dans la maison n’a pas eu l’air de dissuader les malfrats. C’est en passant par son atelier ce jeudi matin, avant de se rendre au boulot, que le champion de Belgique Enduro a découvert le vol. « La porte du garage était ouverte et j’ai de suite remarqué que mes deux motos n’étaient plus là. Ils se sont introduits par une porte de côté et sont ressortis par celle du garage qui est électrique. » Pour Cédric Cremer, il n’y a pas de doute, les personnes savaient que les motos étaient là et sont venues uniquement pour les prendre. « Il n’y a d’ailleurs que mes deux motos qui ont été volées alors qu’il y en avait d’autres dans le garage », ajoutait-il. Une plainte a été déposée, mais le coureur Enduro n’y croit pas vraiment, « dans ces cas-là, il y a toujours très peu de chance de retrouver les objets volés ». Normalement il devrait pouvoir retoucher de l’assurance, mais rien n’est encore certain pour le moment. Dans ces cas-là, les procédures sont souvent longues et fastidieuses. « Mais ça devrait être bon. Le garage était dans la maison, ce n’est pas une annexe et mes deux motos se trouvaient à l’intérieur. »

 

9.000 EUROS PAR MOTO

Par contre, ce qu’il peut déjà chiffrer, c’est le préjudice. Une moto comme celles qu’ils possèdent coûte un peu plus de 9.000 euros. Comptez qu’on lui en a volé deux et on arrive au total de 18.000. Un peu plus même si on compte le travail effectué dessus. « On les achète brut mais après, pour la compétition, j’essaye toujours de l’améliorer, je mets de nouvelles pièces haut de gamme afin de la rendre meilleure », détaille-t-il. On tourne donc plus facilement autour des 20.000 euros de préjudice financier.

Mais bien plus que ça, ce qui déprime surtout Cédric Cremer, c’est le côté affectif. Il s’agissait en effet des motos avec lesquelles il roulait toujours, les deux seules qu’il utilisait pour l’enduro, mais aussi la KTM avec lequel il était devenu champion de Belgique trois ans d’affilée. Une moto qu’il connaissait par cœur donc, mais aussi sur laquelle il avait beaucoup travaillé afin de la rendre meilleure semaine après semaine.« Je ne m’attendais pas du tout à ça. Normalement je dois rouler ce week- end à Chimay et j’avais encore une manche du championnat d’Europe prévue en octobre, mais je ne sais pas si je vais pouvoir m’aligner », commentait-il, dépité, n’ayant plus de moto à piloter. Une très mauvaise fin de saison donc pour le Plombimontois. 

LOÏC MANGUETTE dans LA MEUSE VERVIERS du 23 septembre 2016

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