« J’ai gagné une coupe, une médaille et un saucisson avec ce titre national »

Olivier Remacle, devenu champion de Belgique de trail à Xhoffraix, exclut un retour au football

Le week-end passé, Olivier Remacle (Montzen) a décroché son premier titre de champion de Belgique de trail, une discipline qu’il a commencée il y a 2,5 ans à peine. L’ancien footballeur, qui a fêté trois titres de champion avec Aubel et Spa, ne regrette en tout cas pas d’avoir stoppé le football pour s’adonner à la course à pied, qui lui apporte bien plus de satisfaction.

Capture d’écran 2016-09-29 à 08.01.59.pngOn vous a d’abord connu footballeur, avant que vous ne vous tourniez vers la course à pied. Quel regard portez-vous, avec le recul, sur ce choix de stopper le football ?

J’étais un peu dégoûté du foot et je ne nourris pas du tout de regret. Je pensais même que j’arrêterais plus tôt et puis j’ai fait une saison à Spa car on avait une équipe pour monter et j’ai encore joué une saison à Aubel ensuite. J’ai arrêté en mai 2013 et j’ai d’abord fait du jogging, avant de me tourner vers le trail il y a 2,5 ans. Dès la fin de l’année 2015, j’ai été repris dans l’équipe de trail de la Ligue francophone d’athlétisme (le Team Trail LBFA, NDLR) aux côtés d’Étienne Van Gasse et Patrick Dortu. Il y a 4 ou 5 stages par an et la participation à des courses internationales, mais j’ai arrêté avec cette équipe.

Pour quelle raison ?

Je suis devenu indépendant dans le domaine des parcs et jardins avec mon beau-frère depuis octobre 2015 et cela prend du temps. Je ne saurais plus partir 20 jours par an en stage, sous peine de ne plus pouvoir aller en vacances en famille. Or, la famille, c’est important. J’ai donc arrêté avec le Team Trail LBFA, même s’ils comptaient sur moi pour le prochain stage dans les Vosges…

 

Revenons à présent sur votre superbe performance de samedi dernier à Xhoffraix, au championnat de Belgique. Le favori, c’était pourtant Étienne Van Gasse, non ?

Oui et il est d’ailleurs toujours plus fort que moi. Je venais pour défendre ma deuxième place de l’an dernier, acquise derrière Étienne. Durant la course, j’ai vu qu’il y avait quelque chose à jouer. Ce championnat national, c’était l’objectif de la saison et j’avais bien préparé ce rendez-vous. Ce titre est quelque part inespéré, même si j’y crois toujours au départ d’une course. Je me suis toujours dit qu’il y avait moyen. Étienne et moi, on s’en- tend bien. Il est d’ailleurs venu dormir chez moi vendredi, on a déjeuné ensemble samedi puis on s’est rendu ensemble à Xhoffraix. Le soir, on a mangé une bonne fondue et il a à nouveau dormi chez moi. Le dimanche, on a fait le décrassage ensemble. Pour la petite histoire, sur le parcours, ses parents m’ont même ravitaillé.

La page du foot est donc vraiment tournée ?

La page est bien tournée, même si mon cousin, Michel Remacle, qui est l’entraîneur d’Aubel, pousse toujours pour que je revienne. J’avais refait un match en P3 la saison passée, car j’étais toujours affilié, mais pour moi, les choses sont claires : c’est impossible de revenir au foot. Pour en revenir à mon cousin, il m’a demandé d’aller à l’entraînement pour expliquer les sacrifices que le trail représente en regard de ce que ça rapporte. Avec mon titre national, j’ai gagné une coupe, une médaille et un saucisson. Mais je retire beaucoup plus de satisfactions de la course à pied que du foot.

Ce titre va-t-il changer quelque chose ?

Non, il ne va rien changer et, à la limite, mes proches étaient plus contents que moi. Je sais que cela se joue sur la forme du jour.

Mais cela va-t-il ouvrir des portes vers de nouvelles compétitions ?

Non, mais peut-être vers des sponsors…

Quelle est la suite de votre programme ?

En fait, je prépare les 4 Cimes, qui ont lieu la deuxième semaine de novembre. C’est mon prochain objectif, après avoir fini deuxième l’année passée.

À quel rythme vous entraînez-vous ?

Je m’entraîne une fois par semaine avec mon club de Herve, en compagnie notamment d’Olivier Pierron. J’en profite d’ailleurs pour remercier mon coach, Stéphane Dmyterko, qui était encore là samedi. Au total, je cours six fois par semaine. J’ai aussi la chance que mes parents et ma famille me suivent partout.

Et pour l’année prochaine, quelles sont aspirations ?

Je pense à prendre part à un marathon. Je ne sais pas encore où, mais ce serait en mars ou avril. J’aime bien de changer. Pour le reste, mon programme 2017 n’est pas encore défini. Ce que je sais, c’est que cet hiver, je vais faire la saison des cross pour attraper de la vitesse. J’aimerais aussi battre mon record sur le semi-marathon en février. Pour le reste, le marathon du Mont Blanc, auquel je n’ai pas pu prendre part cette année, me tente bien. C’est à la fin du mois de juin.

OLIVIER DELFINO dans LA MEUSE VERVIERS du 29 septembre 2016

@OLIDELFINO

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