Vincent Bastin: «Je ne veux plus être commandant de la zone 4»

En octobre, au moment de l’annonce de la relance de la procédure pour la nomination du chef de corps de la zone de secours 4 qui englobe les 2/3 de l’arrondissement de Verviers, Vincent Bastin, commandant de zone f.f. réagissait : «  C’est lourd. Je m’en serais bien passé  ».

 

Ce jeudi, au lendemain de la dead line pour rentrer les candidatures, surprise. On apprend, selon nos confrères de Télévesdre, que Vincent Bastin ne postule pas à sa propre succession. La seule candidature rentrée à l'heure actuelle serait celle du Major Quentin Grégoire.

M. Bastin ne veut plus de ce poste. «  C’est une décision que j’ai prise il y a un mois ou deux. Pour diverses raisons : l’usure face au ministère de l’Intérieur qui ne nous aide pas vraiment dans la mise en place des zones de secours (…). On a parfois du mal à comprendre la direction prise par le ministère. Une autre raison, c’est cette usure face à toutes ces personnes qui voient le verre à moitié vide, là où je le vois à moitié plein. Je ne voyais plus trop de solution pour faire avancer la zone de secours 4 dans une direction qui soit la meilleure pour tous  », a confié Vincent Bastin à Télévesdre.

Contacté par nos soins, le commandant de la zone f.f. assure qu’il n’a pas l’intention de changer de poste d’incendie ou de zone de secours pour autant. «  Je reste là, dans la zone. Je suis intimement convaincu de mon métier de sapeur-pompier, je suis un passionné et j’ai encore 1.000 projets. Mais je veux retrouver un chef. Je ne veux plus être au sommet de la pyramide. C’est sûr que ça va me changer mais c’est comme l’entrée en zone, il y a des changements pour tout le monde. »

Le Verviétois a pris sa décision depuis plus d’un mois. «  Ça en surprend plus d’un. C’est comme un déclic pour que les gens comprennent qu’il faut regarder devant soi. Si j’avais compté le nombre de fois où on m’a dit «c’était mieux avant»… Je ne voulais pas de cette réforme-là mais elle est là et il faut bien faire avec. Je reste passionné par mon métier et j’espère, de cette façon, retrouver un peu moins de pression. »

Si le colonel a décidé de ne plus se présenter au poste de commandant de zone, il assure pour autant ne pas regretter la grande majorité des choix qu’il a posés comme chef de zone. Une zone de secours qui a été toujours été soutenue par le conseil et le collège de zone, estime-t-il. « Le président était au courant de ma décision, le conseil l’était aussi, il n’y a pas d’ambiguïté. On a toujours eu du soutien au niveau du conseil et du collège pour que la zone fonctionne et elle fonctionne plutôt bien d’un côté opérationnel. » Les tensions seraient surtout à trouver du côté du corps de pompiers, entre les volontaires et les pros, entre différents postes, etc.

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