Une peine de 80h de travail pour avoir frappé un fêtard au Graffiti

e tribunal correctionnel d’Eupen a rendu son jugement concernant une scène de coups survenue au mois de mars 2014, au Graf- fiti, à Lontzen. Deux individus, dont un videur de la boîte, ont été condamnés pour avoir porté des coups à un jeune fêtard. Le videur écope d’une peine de 80 heures de travail et l’autre pré- venu, en état de récidive, de 250 heures.

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Deux hommes, un habitant de Verviers et l’autre à Neupré, ont été condamnés par le tribu- nal correctionnel d’Eupen. L’un d’eux est videur au dancing Graffiti tandis que l’autre était venu tenir compagnie à un autre ami sorteur, qui était de service. Ils sont accusés d’avoir porté des coups à un jeune fêtard, le 16 mars 2014. « Avec mon collègue, on a été appelé vers 3 heures du matin pour une bagarre près des toilettes. Là, une jeune femme venait de porter un coup de bouteille au fêtard que je connaissais. Comme il était très excité, j’ai décidé de le sortir de la discothèque pour éviter que la situation ne dégénère », a expliqué le sorteur lors de la première audience. 

« Il ne comprenait pas pourquoi il devait quitter les lieux alors qu’il estimait avoir été victime de cette jeune femme. Il nous a insultés et a proféré des menaces à notre encontre. Avec mon collègue, on a tenté de le faire sortir par la porte de secours afin de le mettre sur le parking de Capture d’écran 2016-12-06 à 08.19.19.pngl’établissement », ajoutait le prévenu, qui assure ne jamais avoir fait usage de violence. C’est pourtant exactement l’inverse de ce que déclarait la par- tie civile. Le jeune homme avait expliqué qu’une fois dans le sas et sur le parking, il avait été victime de manœuvres d’étranglement et de coups de poing. Des accusations qui n’ont pas pu pas être vérifiées puisqu’il n’y avait pas de témoin sur le par- king. Il n’y avait pas non plus de caméra de surveillance à cet endroit. Si la défense estimait que les deux prévenus devaient être acquittés, faute de preuve, le substitut du procureur n’était pas de cet avis. Il estimait qu’« en emmenant le jeune homme là-bas, le sorteur savait très bien qu’il n’y avait pas de caméra de surveillance. Les deux hommes lui ont alors porté des coups, comme en atteste un certificat médical ». C’est finalement cette thèse qui a été suivie par le tribunal qui condamne les deux hommes. Le videur écope d’une peine de 80 heures de travail ainsi que d’une amende de 180 euros tandis que le second prévenu, déjà condamné pour des faits de coups et blessures, est condamné à prester 250 heures de travail. Cette peine est assortie d’une amende de 600 euros. La partie civile devra être indemnisée à hauteur d’un peu plus de 1.000 euros.

FRANÇOISE PEIFFER dans LA MEUSE VERVIERS du 6 décembre 2016

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