La colombophilie perd ses plumes

Georges Linckens a peur pour l’avenir

Actuellement, il n’y aurait plus que 180 colombophiles au sein de la Fédération l’Espoir, qui regroupe les clubs verviétois. Président du club de Plombières, l’ancien bourgmestre Georges Linckens explique cette régression par le fait que les jeunes ne sont pas vraiment attirés par cette discipline pourtant très populaire il y a encore quelques années. Il tire la sonnette d’alarme.

La colombophilie est une discipline qui requiert de la patience, du temps, de la passion et un certain degré d’exigence. Très populaire à une époque dans notre région et aussi dans notre province, elle perd chaque année des dizaines de passionnés. Au grand dam des grands passionnés de colombophilie, qui ne veulent pas voir leur discipline mourir à petit feu.

L’ancien bourgmestre de Plombières, Georges Linckens, est de ceux-là. Président de la Société Colombophile « Le Progrès » (club de Plombières) depuis 1974, il baigne dans le milieu de la colombophilie depuis 1953 : il avait 16 ans à l’époque. Aujourd’hui âgé de 80 ans, il ne peut s’empêcher de remarquer que les jeunes ne daignent pas s’adonner au plaisir de cette discipline.

DE 53 À 14 MEMBRES

« C’est assez regrettable », souligne Georges Linckens. « Les jeunes ont d’autres passions à l’heure actuelle. La colombophilie demande de l’investissement et du temps. Mais les jeunes ne semblent pas prêts à lui accorder cela. Et puis, c’est une discipline relativement onéreuse avec tous les déplacements pour les compétitions. Ce manque de relève est particulièrement embêtant car il y a chaque année maintenant des amateurs qui renoncent à continuer suite à des problèmes de santé ou l’âge. »

Quand il est devenu président de son club en 1974, Georges Linkens avait des clubs voisins partout aux alentours. « Il y en avait un à Montzen, deux à Aubel, un à La Calamine, un à Fouron, un à Froidthier… Aujourd’hui, les clubs disparaissent un à un. Nous sommes englobés dans la Fédération de l’Espoir, qui regroupe aujourd’hui les clubs de Plombières, Welkenraedt, Dolhain, Herve, Micheroux, Aywaille et Louveigné. Il ne reste plus que 180 colombophiles à travers ces différents clubs. Pour vous donner un exemple, nous sommes 14 dans notre club. En 1974, quand je suis devenu président, nous étions 53… D’années en années, ça descend et c’est fort inquiétant pour l’avenir de la discipline. » 

CHARLES BOURY

Deux pages à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 14 août 2017

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