Un sursis pour le pont tournant de Montzen

Bouli Lanners peut être content : le ministre devrait mettre le pont tournant sur la liste de sauvegarde

Les feux passent au vert pour le pont tournant de Montzen : selon nos informations, le ministre René Collin devrait le placer ce lundi sur la liste de sauvegarde du patrimoine. Cela ne veut pas dire qu’on le maintiendrait sur site. Mais il obtient un sursis, dont la durée n’est pas encore connue.

« Les nouvelles sont bonnes », jubilait vendredi Louis Maraite qui, en compagnie de l’acteur et réalisateur Bouli Lanners, remuait ciel, terre et chemin de fer pour que l’on préserve le pont tournant de Montzen. Une infrastructure d’un diamètre de 24 mètres qui n’aurait pas son équivalent en Belgique et que la SNCB avait mis en vente au plus offrant. L’adjudication devait avoir lieu le 19 décembre et Louis Maraite et Bouli Lanners redoutaient que le pont soit acquis par un ferrailleur.

Ils avaient alors lancé une pétition. En version papier et sur le site change.org, où elle avait recueilli vendredi soir 1.337 signatures. Six cents paraphes étaient nécessaires pour que l’on mette l’infrastructure sur la liste de sauvegarde, mais ils auraient dû émaner de citoyens de Plombières. Autres possibilités : que la mise momentanée sous cloche soit demandée par la commune ou décidée par le ministre en charge du Patrimoine, René Collin. Or, ces derniers jours, la Commission consultative de l’aménagement du territoire et de la mobilité de Plombières avait demandé au collège communal de solliciter lui-même le transfert dans la liste de sauvegarde, ce que certains échevins nous ont confirmé avoir accepté en collège. Ce lundi, le ministre Collin devrait donc signer la mise sous sauvegarde, selon nos informations. Mais ce ne sera qu’un sursis pour le pont tournant. À charge de ceux qui militent pour sa conservation de proposer une solution pour le conserver durablement. Sur place ou ailleurs. Par ailleurs, le ministre pourrait décider d’un délai pour cette mention sur la liste de sauvegarde. D’un an maximum. Mais il pourrait être plus bref.

QUELLE SOLUTION DURABLE ?

Un délai qui devra être impérativement mis à profit par les défenseurs du pont tournant pour ficeler un projet concret. Dans cette perspective, ils devraient inviter à une table ronde les associations de défense du patrimoine ferroviaire. Il y en a notamment à Hombourg, mais aussi à Halanzy (sud de la province de Luxembourg), à SaintGhislain (Hainaut)…

Dans la foulée, on pourrait alors proposer de réimplanter le pont. Par exemple sur le site de la gare d’Hombourg, si un projet convaincant pouvait enfin y être ébauché. Mais ce pourrait aussi être ailleurs. « Il ne faut pas oublier que le pont tournant de Stockem a été vendu à une association ferroviaire néerlandaise », rappelle Louis Maraite. 

YVES BASTIN dans LA MEUSE VERVIERS du 18 décembre 2017

Les commentaires sont fermés.