L’Immortelle est la nouvelle bière du Grain d’orge

La brasserie du Grain d’orge, à Hombourg, vient de sortir une nouvelle bière : l’Immortelle. La particularité de ce breuvage ? Il a été mûri au contact du chêne. Si tout le millésime 2017 est (presque) déjà écoulé, un nouveau brassin sera effectué en 2018.

Les Bruxellois ont leur gueuze Mort Subite, la brasserie du Grain d’orge, à Hombourg, elle, a désormais son « Immortelle ». Un breuvage que les brasseurs qualifient de « oak aged », soit mûri au contact du chêne. Le produit est sorti pour la fin d’année et s’est écoulé comme des petits pains. 2.000 litres avaient été brassés et on n’est pas loin d’avoir vendu les dernières bouteilles, de 75 centilitres, pour un prix légèrement inférieur à 5 euros.

« C’est un produit davantage destiné aux amateurs », explique Benoît Johnen, le brasseur hombourgeois. Mais il a voulu aussi qu’il demeure accessible à toutes les bourses. Dès lors, contrairement à certaines bières, carrément Capture d’écran 2018-01-15 à 07.52.56.pngvieillies en fûts de chêne ayant contenu d’autres types d’alcool, Benoît Johnen a préféré se borner à mettre des copeaux de chêne dans un fût classique. D’où coût moins élevé et un processus de mûrissement accéléré.

L’idée de ce type de bière, déjà concrétisée par d’autres brasseries de taille réduite, lui est venue quand il a été invité à fournir de la Brice mûrie dans un tonneau de chêne ayant contenu du calvados, dans le cadre d’un festival des bières à l’avouerie d’Anthisnes, dans le Condroz liégeois. Mais dans ce cadre, vu la rareté d’un tel tonneau ayant connu un alcool fort, le coût est bien plus élevé et cela avait donc été un one-shot.

UNE BIÈRE DE NICHE

Benoît Johnen, après plusieurs essais, a opté pour du bois de chêne américain. Trois essences et quatre tailles de copeaux ont été sélectionnées pour obtenir le produit désiré, avec des notes rondes, évoquant la grillade mais aussi l’anis. Taux d’alcool de cette brune : 6,9 %. Cela en fait une boisson originale que l’on peut très bien déguster au pousse-café ou en croquant un bon morceau de chocolat, conseille Benoît Johnen.

Ce millésime 2017 prélude la sortie d’autres. Avec chaque fois un goût évolutif pour un breuvage de garde. La quantité produite demeurera limitée. Ce sera donc une bière de niche parmi la production du Grain d’orge.

Et pourquoi ce nom d’« Immortelle » ? Parce qu’elle doit sa particularité au chêne qu’on y ajoute et que celui-ci est l’arbre qui, avec le tilleul, est l’indigène ayant la réputation de résister le mieux au poids des ans…

Y.B. dans LA MEUSE VERVIERS du 15 janvier 2018

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