Vincent Bastin : « ça a sauvé des vies »

Chez les pompiers de la zone 4, le colonel Vincent Bastin souligne qu’assurer la sécurité sur le territoire communal est une compétence du bourgmestre. Il ajoute qu’un arrêté royal a prévu des exigences pour les bâtiments 5117D23E-237C-4EB5-A454-5CFC680BB7AF.jpegconstruits après 1994. Par contre pour les bâtiments antérieurs, rien n’était prévu et d’une commune à l’autre, les exigences variaient. Avant 2009, les pompiers de Verviers ont été confrontés, dans des conditions délicates, à des incendies d’immeubles, souvent des maisons de maître, transformés en logements multiples. Alors, des mesures ont été coulées dans un règlement communal de mise en sécurité comprenant des normes plus contraignantes selon le nombre de logements et des niveaux, par exemple. Avec pour les plus gros, l’exigence d’un compartimentage, d’exutoires de fumée... Des recours ont alors été introduits, mais le Conseil d’État a estimé que ces exigences n’étaient pas disproportionnées par rapport au risque, rappelle Vincent Bastin. Et depuis, ce règlement est appliqué. Pas à la tête du quartier, ni à celle du propriétaire, insiste-t-il. « Mais il y a des quartiers où cela s’applique plus que dans d’autres », en raison de la structure de l’habitat existant. Cependant, à terme, tous devraient finir par faire l’objet de contrôles.

BIENTÔT DANS TOUTE LA ZONE 4 ?
Vincent BASTIN ajoute que ce ne sont pas les pompiers qui décident des suites à donner aux contrôles. Ils sont juste chargés de rendre un avis technique, dans le cadre de visites qui se font le plus souvent avec trois personnes: un préventionniste, un agent du service du Logement de la Ville et un policier. Avec, pour ce trio, d’autres critères à considérer que ceux visant la sécurité : la luminosité dans les pièces, la ventilation, la présence de moisissures... Quant à la programmation des visites, c’est la Ville qui la gère. Avec des interventions qui peuvent avoir lieu à la suite de plaintes de locataires. Parfois, les pompiers constatent aussi des manquements lors d’une intervention et dans la foulée, procèdent à un contrôle sécurité.
Par ailleurs, Hodimont n’est pas seul visé par le règlement verviétois : Dison et Plombières, par exemple, s’en sont inspirés. De plus, « au niveau de la zone 4, on réfléchit à une harmonisation ». Dès lors, le colonel rejette toute accusation de discrimination et ajoute que les contrôles sont « adaptés aux risques que l’on a dans le bâtiment ». Et, depuis que cette politique plus stricte a été instaurée, il dit avoir constaté après plusieurs incendies que l’exutoire ou les portes coupe-feu qu’on avait exigés avaient été diablement utiles et qu’ils avaient même permis de sauver des vies.
Y.B. dans LA MEUSE VERVIERS du 19 janvier 2018

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