Fin de la saga du terrain pollué à Hombourg

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La parcelle polluée située à l’intersection des rues de la Station et Ermend à Hombourg, c’est un dossier qui empoisonne la vie des mandataires communaux depuis plus de six ans. Mais, une solution a enfin été trouvée pour sonner le glas de cette saga. Rétroactes de cette affaire qui a débuté en 2007, lorsque la commune a accordé un permis de lotir pour 24 lots situés rue

Ermend, à proximité du centre de Hombourg. « La parcelle contiguë avec la rue de la Station a été vendue, puis les propriétaires ont déposé un permis de bâtir qui a été délivré en mars 2013. Lorsque les travaux de terrassement et d’excavation ont débuté, ils sont tombés sur des terres polluées par des déchets », explique Joseph Austen, l’échevin de l’Urbanisme.

C’est alors que certains habitants de la localité se sont souvenus qu’effectivement, des déchets avaient été enfouis à cet endroit dans les années 60 et 70. Une situation problématique qui a engendré l’arrêt des travaux.

« Les propriétaires ont assigné la commune en justice, estimant qu’elle était responsable de la situation puisqu’elle avait délivré un permis », ajoute l’échevin. Un expert a alors été désigné et les différentes possibilités d’assainissement du site ont été étudiées. « Pour une décontamination complète de la parcelle, il fallait prévoir un budget de 500.000 euros, 200.000 euros pour une décontamination légère et 70.000 euros pour une décontamination en surface. Mais, cette troisième option n’était pas envisageable dans le cadre de la construction d’une habitation », poursuit Joseph Austen.

ON Y FERA UN PARKING

Une solution à l’amiable a finalement été trouvée et elle a été présentée ce jeudi soir, lors du conseil communal.

« Après négociations, nous sommes parvenus à un accord. La commune va acquérir ce terrain pour un euro symbolique. Par ailleurs, elle dédommagera les propriétaires à hauteur de 99.999 euros », précise l’échevin. Ce montant, s’il peut paraître important, couvre le rachat de la parcelle concernée ainsi qu’une partie des frais d’architecte consentis par les propriétaires du terrain. Cet accord, adopté à l’unanimité par les membres du conseil communal met aussi fin à la procédure judiciaire qui avait été engagée.

Sur ce terrain dont elle est désormais propriétaire, la commune souhaite créer un parking et y implanter des bulles à verre enterrées.

« Dans le cadre de ce projet, on va devoir déposer un permis et on verra alors ce qu’il sera nécessaire de faire en matière de dépollution. Il est certain que la partie à réhabiliter sera minime au vu de l’affectation qui sera différente », conclut l’échevin, soulagé qu’une solution ait pu être trouvée. 

FRANÇOISE PEIFFER dans LA MEUSE VERVIERS du 9 mars 2019

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