La plaque tournante sera démontée

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Michelle Habets, la cheffe de file de l’URP s’est inquiétée, lors du conseil communal, de l’avenir de la plaque tournante de la gare de Montzen et de l’éventuel projet de liaison ferrorivaire touristique entre cette dernière et la gare de Hombourg. « Les travaux du RAVeL sont terminés et la SNCB a prévu un budget de 2,5 millions d’euros pour assainir le site sur une surface d’un peu plus d’un hectare, là où se trouve la plaque tournante. S’il n’y a pas d’accord avec le CF3F, qui espère devenir propriétaire de cette plaque alors qu’elle a été vendue au “Patrimoine Ferroviaire et Tourisme”, une ASBL montoise, la SNCB risque de remettre en cause les budgets prévus pour la dépollution du site. Ce qui est inacceptable », a indiqué Joseph Austen, l’échevin en charge du dossier qui plaide pour qu’une solution soit trouvée de toute urgence pour le démontage de ce pont tournant.

Du côté du CF3F, Louis Maraite explique : « La plaque est toujours sous la protection du ministre Collin ». Par ailleurs, le club ferroviaire ne désespère pas et souhaite toujours acquérir ce pont tournant de fabrication allemande. « Une plaque similaire, mais de fabrication wallonne, va prochainement être mise en vente à Quinquempoix. Nous proposons de l’acheter puis de la céder au PFT en échange de celle de Montzen. Nous sommes en discussions avec eux pour voir si cette formule leur convient ». Quoi qu’il advienne la plaque de Montzen devra être démontée pour que la SNCB puisse procéder aux travaux d’assainissement. « On ne veut en aucun cas retarder les travaux qui doivent être menés par la SNCB. Si on trouve un accord avec le PFT et que la plaque ne part pas, on souhaite tout de même la démonter pour la mettre à l’abri, le temps des travaux de dépollution », assure Louis Maraite qui espère que le démontage pourra débuter au mois d’avril prochain.

Si les mandataires communaux ne semblent pas très optimistes quant au projet de liaison ferroviaire touristique entre les deux entités, le CF3F ne l’entend pas de cette oreille et espère que son projet pourra voir le jour.

« Un groupe de travail a été constitué afin de restaurer la confiance entre les différents partenaires et on espère qu’ainsi la Province de Liège pourra demander une analyse et une étude de notre projet au centre d’ingénierie touristique de Wallonie (CITW) », conclut Louis Maraite qui se dit persuadé de la possible cohabitation d’un chemin de fer touristique et du RAVeL.

« Cela n’aurait aucune conséquence pour le RAVeL mis à part la nécessité de reposer des rails, sur une centaine de mètres dans le tunnel de la Laschet. Les vélos pourraient y circuler entre les rails grâce à un système comme celui qui permet de franchir un passage à niveau ».

Si l’aboutissement d’un tel projet semble encore loin, il est en tout cas sur les rails. 

F.P. dans LA MEUSE VERVIERS du 9 mars 2019

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