Du néerlandais pour tenter de sauver la petite école du village

Une épée de Damoclès menace l’école maternelle de Sippenaeken. Pour que la petite école de village puisse rouvrir ses portes en septembre, il faut qu’elle compte douze élèves. Ils sont actuellement quatorze, mais huit d’entre eux vont rejoindre l’école primaire. La commune et les parents se mobilisent pour sauver l’établissement.

L’école maternelle de Sippenaeken est en sursis. Si d’ici la fin du mois de septembre, elle ne compte pas douze enfants inscrits, elle devra fermer ses portes. Ils sont actuellement quatorze, mais huit d’entre eux vont rejoindre l’école primaire. Ils ne seront donc plus que six. Aucun enfant n’étant né en 2016 dans le village, c’est vers les contrées voisines que la commune se tourne pour tenter de séduire de nouvelles familles.

ATTIRER DES NÉERLANDAIS

« Nous avons des contacts avec le village d’Epen, de l’autre côté de la frontière aux Pays-Bas. Là-bas, les enfants ne peuvent entrer à l’école qu’à l’âge de 4 ans. Nous avons donc trouvé un accord avec eux pour les parents qui souhaitent les scolariser plus tôt. En pratique, leurs enfants peuvent venir à l’école à Sippenaeken dès 3 ans et ils peuvent quitter l’école et rejoindre leur pays à 4 ans », explique la bourgmestre, Marie Stassen.

De la publicité a également été faite dans les villages voisins qui ne disposent pas d’école afin que certains parents inscrivent leurs enfants à Sippenaeken, ce qui permettrait de sauver l’école si on atteignait le quota d’élèves inscrits. « Normalement, il faut un minimum de quatorze élèves, mais avec douze, on peut la maintenir ouverte », ajoute la bourgmestre. Pour séduire d’éventuels nouveaux arrivants, la commune entend miser sur l’apprentissage des langues, et plus particulièrement du néerlandais. « Certains élèves sont néerlandophones et une institutrice parle aussi le néerlandais. On aimerait donc mettre en place un enseignement bilingue comme ce qui se fait à l’Athénée César Franck à La Calamine », ajoute la bourgmestre, qui espère un accord de la Fédération Wallonie Bruxelles pour lancer le projet.

D'un article de FRANÇOISE PEIFFER à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 4 juin 2019.

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