Olivier Remacle revient pour la 3e fois à Chamonix sur le marathon

Le champion de Belgique de trail disputera dimanche le marathon du Mont Blanc. Départ à Chamonix, arrivée au pied du Brevent avec 42 km et 2780 mètres de D+ entre les deux pour plus de 4 heures d’effort.
19e en 2017, 14e l’an dernier. Deux top 20 forgés face à des oppositions musclées, tant le rendez-vous est un classique du calendrier international.

Cette année encore, le plateau est fort dense. « Les organisateurs ont publié une liste de 30 favoris : ils sont tous classés devant moi au ranking ITRA (pour International Trail Running Association) », constate l’athlète du club de Herve. « Même si Kilian Jornet ne sera pas là dimanche, c’est vraiment solide. En fait, le niveau de notre sport monte d’année en année. C’est impressionnant... »
BLESSURES
Remacle laissera le Norvégien Stian Angermund-Vik, le Suisse Marc Lauenstein, les Français Rancon, Martin et Baronian... s’exprimer entre eux devant. Handicapé depuis l’hiver par des douleurs au bassin (« Problème résolu »), soufrant depuis une dizaine de jours d’une inflammation de la gaine d’un tendon d’Achille (« Ce n’est pas le tendon, ouf. Je peux courir dessus »), il avoue être en manque de repères. « J’ai dû faire l’impasse sur beaucoup de courses ces derniers mois », fait- il. « Forfait à la Bouillonnante, au Hadt, à l’Ohm trail... Mon dernier dossard date de mai, sur le trail du Jambon, dans la région de la Semois. J’y avais couru 25 km avec les meilleurs, avant de m’écrouler sur les 8 derniers. Il me manque du rythme. Heureusement, les entraînements se sont bien passés. Je suis parti trois ou quatre jours dans les Vosges. La piste ? Une fois par semaine. Sans plainte du corps. Voici un peu moins d’un mois, j’ai fait 20x400 en 1’08 et cela a bien tenu... »
PAS DE PRONOSTIC
A quoi peut-on dès lors s’attendre?
« C’est vraiment difficile pour moi de vous faire un pronostic », répond-il. « C’est clair que je ne pense pas pouvoir améliorer ma 14e place de 2018 pour les raisons déjà évoquées. J’ai déjà en tête de ne pas faire une course d’attente. Je partirai un tout petit peu plus vite que lors de mes deux premières participations. Voici 12 mois, j’avais encore du jus sur la fin. Maintenant, les autres aussi partiront plus vite. Je vais partir aux alentours de la 20e, 25e place je pense. Sur la fin, après la Flégère, si tu as bien géré jusque-là, il y a moyen d’aller en bouffer pas mal. Je donnerai tout là-bas... »
Pour ce qui est de la chaleur (dimanche sera sans doute le dernier jour d’une canicule qui aura envoyé le mercure vers les 35 degrés à Chamonix), notre homme fera avec. « Avec le boulot (il est à la tête d’une entreprise de « parcs et jardins »), je suis quasi tout le temps dehors.

Je supporte ce qui se passe pour le moment », fait-il.
La suite du programme ? « A la base, ce marathon du Mont Blanc était un vrai objectif », répond le champion de Belgique. « Par la force des choses, c’est devenu une étape avant l’OCC, un trail de 56 km faisant partie du programme UTMB, sur lequel je miserai tout. Entre les deux, quelques trails en Belgique et sans doute un stage dans les Vosges en août... »
D’un article d’ERIC VERSCHUEREN à lire dans LA MEUSE-VERVIERS du 29 juin 2019

Commentaires

  • Connaissant un peu tes richesses physiques et morales, tu feras aussi bien que l'an passé.
    Bonne chance sans pépins!

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