À 32 ans, le Hombourgeois Kevin Van Melsen découvre le Tour de France.

Il y a des choses qu’il vaut parfois mieux attendre pour les vivre ! Jusqu’ici, Kevin Van Melsen n’avait pas encore eu l’occasion de participer à un Tour de France. Et pour sa première sur la Grande Boucle, le Hombourgeois a tiré le gros lot avec un départ à Bruxelles.

« C’est une grande fierté de pouvoir participer à un Tour qui part de Belgique. Et pas mal d’émotions. Je m’attendais à voir du monde sur la grandplace pour la présentation des équipes jeudi soir mais c’était extraordinaire. Il n’y avait plus place pour mettre du monde en plus. Et sur le chemin que nous avons fait pour arriver à la grand-place, il y avait trois ou quatre rangées de spectateurs. Je n’ai pas souvent vécu cela et c’est inoubliable. » Le public allait rester présent tout au long de ce premier week-end belge. Avec une première étape qui allait de Bruxelles à Bruxelles en passant, notamment par le Mur de Grammont et Charleroi. « Avec la première section pavée, il y a eu un gros coup d’accélérateur et c’est devenu plus nerveux. Jusqu’à la fin. Pour une première étape de plaine, on pouvait s’attendre à plus facile. Mais le premier maillot jaune intéressait pas mal de coureurs. » Une étape qu’il a terminée à la 122e place, dans le même temps que le Néerlandais Mike

Teunissen, vainqueur au sprint. Mais aussi avec la satisfaction d’avoir rempli sa mission qui était de protéger son équipier Guillaume Martin.

Dimanche, c’était le contre-la-montre par équipe avec un parcours de 27,6 km entre le Palais royal et l’Atomium. « C’est un exercice qui n’est pas la tasse de thé de l’équipe et qu’on n’a pas trop eu l’occasion de préparer. Un de nos coureurs a eu un ennui technique et a dû partir avec un vélo traditionnel. On termine à la dernière place et ce n’est pas amusant. Mais sans ce problème, on aurait pu faire 20 à 30 secondes de mieux. Je n’ai pas souvent fait de contre-la-montre par équipe. C’est toujours un exercice particulier. Il faut rester attentif. Le moindre écart peut provoquer une chute. » Ce lundi, il y aura les derniers kilomètres en Belgique avec l’étape Binche-Epernay. Et, sans doute, un dernier bain de foule avant de franchir la frontière française. « Et on va beaucoup parler de Wanty-Gobert à Binche puisqu’on sera à domicile. Ils ont fait un stand vip spécial et invité beaucoup de monde. »

De Binche, Kevin partira avec une 143e place au classement général, à 2’28 de Mike Teunissen. Et quel rôle aura-t-il sur les routes Capture d’écran 2019-07-08 à 10.30.13.pngfrançaises ? « Je suis d’abord là pour l’équipe. Et je me plierai à ce que l’on me dira. Si on me demande d’aller dans l’échappée, je ferai tout pour y aller. On n’a pas encore trop parlé de la tactique pour les prochains jours. »

Avec, en fin de semaine, déjà, les premiers cols dans les Vosges. « Ce sera déjà du costaud. Il y a longtemps que je n’ai plus fait de haute montagne. J’en ai parlé avec Yoann Offredo et il faut rester calme. J’ai déjà participé à des gruppetto par le passé. L’important est de rester dans les délais. Je suis en bonne condition et je saurai le faire. »

En France, l’affluence ne sera pas moindre qu’en Belgique. « C’est la grosse différence avec les autres courses. Il y a beaucoup de monde sur les routes et il faut être attentif à tout. Ils ont des drapeaux, des appareils photos. Après, le rythme imposé est autre que celui des autres courses. Ici, on a eu un avant-goût de la suite… » Les rituels d’après-course, eux, ne changent pas. « C’est massage, repas et repos. Il faut en prendre plus ! » Enfin, sur les routes de France, il sera suivi par ses parents qui se déplaceront en mobile-home. « Ils sont venus samedi à Bruxelles. Mais pas dimanche. Ils avaient encore des choses à préparer. » Pour leur tour ! 

JEAN-MICHEL MAGAIN dans LA MEUSE VERVIERS du 8 juillet 2019

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