Kevin van Melsen au Tour de France

Premier cycliste régional à prendre part au Tour de France depuis 10 ans (le dernier, c’était le Stoumontois Sébastien Rosseler en 2009), le Hombourgeois Kevin Van Melsen (Wanty-Gobert) vit un rêve éveillé sur la Grande Boucle. Toujours très disponible, Kevin Van Melsen n’est que le huitième cycliste verviétois au départ de la plus grande course cycliste du monde ! Nous avons fait le point avec lui ce mardi après 10 étapes et à l’occasion du premier jour de repos, avant d’aborder la haute montagne.

Capture d’écran 2019-07-17 à 18.40.09.pngQu’en est-il de vos sensations après 10 étapes de votre premier Tour de France ?

Pour le moment, je trouve que je ne récupère pas trop mal. Mais la journée de ce lundi a été plus difficile pour moi, alors que je me sentais pourtant bien reposé au départ.

Que pouvez-vous nous dire du Tour de France, que vous vivez de l’intérieur ?

C’est vraiment un autre monde ! C’est un niveau totalement différent par rapport à ce que je vis d’habitude et on monte à des vitesses incroyables (NDLR : il a posté un graphique sur Facebook ce mardi qui en atteste : il a roulé 30 minutes à 60 km/h de moyenne lundi). Il n’y a rien de comparable au Tour de France !

Sur le plan de l’engouement populaire et médiatique aussi, n’est-ce pas ?Capture d’écran 2019-07-17 à 18.38.50.png

Il y a du monde tout le long du parcours. À tel point qu’il est parfois difficile de se frayer un chemin pour passer ! J’imaginais que c’était quelque chose de grand, mais le Tour de France, c’est vraiment un autre monde, y compris au niveau de l’engouement des spectateurs et de la presse.

Étiez-vous préparé à un tel événement et une telle difficulté ?

Se préparer pour cela, c’est compliqué, mais je savais que j’allais quelque part où cela n’allait pas être facile. Les premières étapes ont été roulées très vite et pour le moment, je survis, ce qui est plutôt positif.

Quel est votre rôle précis au sein du team Wanty-Gobert sur ce Tour de France ?

Pour le moment, l’équipe me demande de rester aux côtés de notre leader Guillaume Martin. Je suis au Tour de France pour aider l’équipe.

D’aucuns s’étonnent de ne pas encore vous avoir vu dans les échappées alors qu’il s’agit un peu de votre marque de fabrique…

C’est vrai que différentes personnes me disent que c’est dommage que je ne vais pas dans les échappées, mais je suis au service de l’équipe et cela me convient très bien. Je ne me plains pas du tout de ne pas aller dans les échappées. Pour le moment, ce n’est pas à l’ordre du jour.

La haute montagne arrive sur les routes du Tour de France. Ce sera aussi une première pour vous. Est-ce que vous appréhendez un peu ces difficultés qui s’annoncent ?

Ce sera effectivement une première pour moi et j’appréhende un peu, mais d’un autre côté, je n’ai pas peur, car je sais que le gruppetto se formera plus vite que lors des précédentes étapes, comme à Saint-Etienne, par exemple. C’est une course différente qui va commencer et je suis finalement assez content de commencer la haute montagne.

Quel a été le programme de la première journée de repos à Albi ce mardi ?

On est parti rouler 1h30 à 2 heures en fin de matinée puis on a rencontré la presse et on a eu des soins (massage, kiné). On a aussi essayé de prendre un maximum de repos.

Avez-vous pu dormir plus tard que les autres jours ce mardi ?

J’avais espéré pouvoir dormir plus longtemps, mais finalement, cela n’a pas été le cas.

L’objectif, on l’imagine, c’est de rallier Paris…

La première partie du rêve, c’était de participer au Tour de France. L’aboutissement, ce serait d’arriver à Paris. Je sais que la route est encore longue et que des journées difficiles vont arriver, mais je suis prêt à faire le maximum pour y parvenir. C’est une expérience que je ne vivrai peut-être qu’une seule fois durant ma carrière et j’essaye de profiter de chaque moment. Pour ma famille aussi, c’est quelque chose de très bien. Ma copine et mon fils de 5 mois ont fait pas mal de sacrifices et il y a aussi mes parents qui me suivent sur le parcours et que je vois quasiment tous les jours. Je dois me battre pour eux et je pense qu’ils seront fiers. Ma copine a dû rentrer en Belgique avec notre fils, mais elle reviendra à Paris. 

PROPOS RECUEILLIS PAR OLIVIER DELFINO (LA MEUSE VERVIERS du 17 juillet 2019)

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.

Optionnel