Des pensionnés en renfort pour donner des cours de remédiation

Au début de l’année scolaire, la commune de Plombières devrait instaurer quelques heures de remédiation dans les six écoles primaires qu’elle compte. « En fait on prévoit une heure par semaine, et cela par degré, soit trois heures dans chacune des six écoles communales », explique la bourgmestre plombimontoise, Marie Stassen. Ces heures de remédiation seraient dispensées en dehors des heures de classe. « Un peu comme c’est le cas à l’école des devoirs. Mais nous ne souhaitons pas ajouter des travaux ou des heures de travail aux élèves. Il ne s’agirait pas là d’une heure de cours supplémentaire mais bien d’explications sur base volontaire ».

Et ce serait les instituteurs qui désigneraient les participants, en fonction des difficultés rencontrées.

« L’objectif n’est évidemment pas que les mêmes élèves se retrouvent chaque semaine en remédiation et de stigmatiser cette heure. On voudrait plutôt en faire quelque chose de positif. Cela permettrait ainsi à l’enseignant de se retrouver face à un bien plus petit groupe que les classes traditionnelles. On peut même imaginer que les élèves demandent eux-mêmes pour y assister s’ils n’ont pas compris l’une ou l’autre matière », espère la bourgmestre. Pour mettre ce système en place, les autorités communales comptent d’abord sur les enseignants en fonction qui pourraient donner quelques heures supplémentaires, en fonction de leurs horaires mais aussi de leur vie de famille. « Deux personnes ont répondu positivement », se réjouit Marie Stassen qui ajoute que des enseignants à la retraite ont aussi été contactés. « Là également, deux personnes ont manifesté leur intérêt pour le projet ». Si cela s’avérait nécessaire, les horaires de certains enseignants qui n’ont pas un temps plein, pourraient aussi être complétés avec ces heures.

En pratique, la remédiation ne serait pas dispensée par l’enseignant de l’enfant, de manière à apporter une explication différente aux élèves qui rencontrent des difficultés. « Cela permettrait aussi à chacun d’avoir les mêmes chances. Même en primaire certains optent déjà pour des cours particuliers, à un tarif qui avoisine parfois les 20 euros de l’heure. Tout le monde n’a pas les moyens de se permettre cela », conclut la bourgmestre qui espère que ces heures de remédiation pourront être effectives dès le début de l’année scolaire, soit au plus tard au mois d’octobre. 

F.P. dans LA MEUSE VERVIERS du 16 août 2019.

Commentaires

  • Excellente initiative madame la bourgmestre. Vous avez raison de décrire l'esprit dans lequel cette remédiation devrait être vécue. Il faut absolument éviter de stigmatiser l'élève. Je pense aux enseignants en activités ou retraités, si l'enfant est en difficulté c'est que la démarche proposée à l'ensemble des élèves du groupe-classe n'était pas adaptée à la manière de fonctionner dans l'apprentissage de l'un ou l'autre élève. En remédiation, pour ce même élève, il ne faudra pas reproduire le même chemin, celui qui a provoqué la difficulté.
    Il faut être prudent car le regard des autres élèves de la classe pourrait faire mal à cet élève. Par conséquent, il faudra être positif, il est absolument nécessaire de bien expliquer à tous les élèves de la classe l'esprit dans lequel ce temps de remédiation doit fonctionner. Le sommet de la démarche, indépendamment du résultat, serait que, comme vous l'avez signalé, l'élève fasse la démarche lui-même pour participer à ce temps de remédiation. L'attitude de tous les enseignants face à cette action sociale est importante dans la réussit de cette nouvelle démarche. Bonne chance aux enfants concernés, aux enseignants qui s'engagent.

  • Excellente initiative madame la bourgmestre. Vous avez raison de décrire l'esprit dans lequel cette remédiation devrait être vécue. Il faut absolument éviter de stigmatiser l'élève. Je pense aux enseignants en activités ou retraités, si l'enfant est en difficulté c'est que la démarche proposée à l'ensemble des élèves du groupe-classe n'était pas adaptée à la manière de fonctionner dans l'apprentissage de l'un ou l'autre élève. En remédiation, pour ce même élève, il ne faudra pas reproduire le même chemin , celui qui a provoqué la difficulté.
    Il faut être prudent car le regard des autres élèves de la classe pourrait faire mal à cet élève. Par conséquent, il faudra être positif , il est absolument nécessaire de bien expliquer à tous les élèves de la classe l'esprit dans lequel ce temps de remédiation doit fonctionner. Le sommet de la démarche ,indépendamment du résultat, serait que, comme vous l'avez signalé, l'élève fasse la démarche lui-même pour participer à ce temps de remédiation. L'attitude de tous les enseignants fasse à cette action sociale est importante dans la réussite
    de cette nouvelle démarche. Bonne chance aux enfants concernés, aux enseignants qui s'engagent.

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.

Optionnel