Une manif pour l’école de Sippenaeken

Joseph Austen a annoncé qu’une solution semble être trouvée pour la maintenir ouverte.
Le village de Sippenaeken était en ébullition ce mercredi soir. Environ 150 villageois, venus pour certains en tracteur, s’étaient rassemblés pour protester contre la fermeture annoncée de l’école maternelle. Alors que la tension et la colère étaient palpables envers les autorités communales, Joseph Austen, le bourgmestre f.f.a annoncé qu’une solution semble avoir été trouvée pour maintenir l’établissement ouvert.
La saga de l’école maternelle de Sippenaeken fait encore couler beaucoup d’encre. Alors que le collège communal a annoncé, le 23 septembre dernier, la fermeture de l’établissement, au 1er octobre, les villageois se sont mobilisés pour faire entendre leur mécontentement. À grand renfort de calicots et de coups de sifflet, c’est avec des huées qu’ils ont accueilli les autorités communales.
Depuis plusieurs mois, ils se sont mobilisés pour trouver les élèves nécessaires à la survie de l’éta- blissement.

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Ils n’acceptent donc pas que leur école soit fermée parce qu’il manque une demi-journée de présence à un élève. « Une erreur humaine a été commise lors des comptages et nous n’avons été informés de la situation que tardivement. Nous aussi, nous avons le sentiment d’avoir été trahis », a indiqué
Marie Stassen, la bourgmestre officiellement en congé de maternité. La jeune femme a tenu à venir expliquer aux villageois, la situation et toutes les démarches qui ont été entreprises, depuis plusieurs mois par la commune, pour tenter de sauver l’établissement qui était plus que jamais en sursis.
Alors que la colère et les tensions étaient vives, Marie Stassen a reconnu des erreurs de communication dans le chef de la commune et des manquements au niveau de la direction de l’école.

DES MANQUEMENTS DE LA DIRECTION
« Je regrette amèrement un certain opportunisme politique qui a voulu nous monter les uns contre les autres depuis un certain temps déjà alors que l’objectif était commun », a souligné, au bord des larmes, la bourgmestre enceinte.
Elle a ensuite annoncé qu’un accord verbal avait été obtenu auprès de la ministre Marie-Martine Schyns, en vue d’obtenir une dérogation et de maintenir l’école ouverte. En attendant une décision de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Joseph Austen, le bourgmestre faisant fonction, a annoncé que la commune organiserait l’enseignement dans cette école sur fonds propres. C’est cela qui fera l’objet d’un conseil communal extraordinaire, ce jeudi.
FRANÇOISE PEIFFER dans LA MEUSE VERVIERS du 26 septembre 2019

 

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