La commune propose de financer elle-même l’école

L’avenir de l’école maternelle de Sippenaeken était le seul point à l’ordre du jour du conseil communal de Plombières, convoqué en urgence.
L’objectif de cette réunion était de trouver une solution pour maintenir la petite école de village ouverte.

Pour ce faire, plusieurs solutions sont envisagées. D’abord, la commune compte sur la clémence de la Fédération Wallonie-Bruxelles, qui pourrait octroyer une dérogation au petit établissement qui compte actuellement 12 inscrits, soit le nombre minimum.
Il ne manque ainsi qu’une seule demi-journée de présence à un élève pour être parfaitement dans les règles et maintenir l’école ouverte, sans discussion.

Les parents de cet élève sont même rentrés de vacances plus tôt que prévu, en vue d’obtenir le nombre de jours de présence nécessaires. Cependant, c’était sans compter sur le 27 septembre, fête de la Fédération Wallonie-Bruxelles, et jour de congé pour les écoliers.
« Nous avons obtenu, mercredi en fin d’après-midi, un accord oral pour l’octroi d’une dérogation. Mais en attendant C19BFB97-4CD5-49C3-96CC-CB18A9BB2AF1.jpegune confirmation écrite de cet accord, nous allons organiser l’enseignement sur fonds propres dès le 1er octobre », a indiqué Joseph Austen, le bourgmestre faisant fonction durant le congé de maternité de Marie Stassen.
Si la Fédération Wallonie-Bruxelles refusait d’octroyer cette dérogation à la commune, les autorités communales se sont engagées à financer, sur fonds propres, l’enseignement à Sippenaeken, jusqu’à la fin de l’année scolaire. Une solution qui permettrait le maintien de l’établissement de village et qui est saluée par tous. L’URP, dans l’opposition, regrette que l’on en soit arrivé là et qu’en fin de parcours, les choses aient dérapé alors que de nombreuses démarches avaient été entreprises dès le mois de février pour assurer le maintien de l’école.
L’URP, qui est à l’origine de la convocation de ce conseil extraordinaire, dénonce la gestion maladroite et désordonnée du dossier.
Marc Belleflamme a, entre autres, souligné le suivi insuffisant de la réalisation possible de la condition relative aux demi-jours de présence ou encore le rejet de la responsabilité du pouvoir organisateur communal sur un membre du personnel.
« Le fait de communiquer mercredi soir une éventuelle solution alors que cette dernière n’a pas encore été confirmée par écrit est l’ultime maladresse. Le conseil communal était convoqué pour ce jeudi soir et nous aurions dû avoir la primeur de l’information », a conclu le conseiller communal.


FRANÇOISE PEIFFER dans LA MEUSE VERVIERS du 27 septembre 2019.

 

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