John Gatez a troqué ses gants pour retrouver un poste offensif

John Gatez est de retour à ses premiers amours. Le gardien de Trois-Frontières, blessé ces dernières semaines est de retour dans le groupe mais son coach a décidé de le faire évoluer en attaque, au moins jusqu’à la trêve.

Après deux semaines d’absence, John Gatez est de retour dans le groupe de Trois-Frontières. Mais pas à la place dont on a l’habitude de le voir puisqu’il a troqué ses gants contre une place à la pointe de l’attaque. « Suite à ma blessure, c’est le jeune Maxime Voncken qui a pris ma place et il a fait deux excellentes prestations. En en parlant avec mon coach, on s’est dit que c’était dommage de le mettre sur le banc tant qu’il preste bien. Ce week-end, même si l’on perd, il a fait une excellente performance. Sans lui, on en prend 7 ou 8. Donc c’est logique de le laisser sur le terrain », estime John Gatez, à qui ça ne pose pas de problème de prendre place sur le banc. « Moi je me mets au service du groupe. Et il a besoin de prendre un peu d’expérience car l’année prochaine, il quittera les Juniors », rappelle-t-il. Et se mettre au service du groupe, ça signifie actuellement mettre des buts puisque Fabrice Burdziak s’est mis en tête de le faire jouer en attaque. Ainsi, il a cette semaine remplacé Eric Rampen durant les trente dernières minutes de la rencontre. « En fait, lorsque José Masset était blessé en début de saison, j’ai joué le match de coupe face à Battice et j’ai mis un triplé. Du coup, mon coach est assez chaud pour me voir jouer à ce poste », sourit John Gatez qui a un passé d’attaquant mais qui n’a plus évolué à ce poste depuis au moins 5/6 ans. « Après, j’ai une certaine aisance devant le but mais entre les mettre à l’entraînement et les mettre en match, il y a une différence ».

Néanmoins, il attend avec impatience de pouvoir regoûter aux joies des buteurs. « Et je suis également là pour remettre un peu de concurrence dans le groupe à ce poste », expose-t-il.

SAISON NI BONNE, NI MAUVAISE Si Fabrice Burdziak se permet ce genre de fantaisie c’est notamment parce que Trois-Frontières réalise une bonne saison. Certes, elle n’est pas aussi bonne que celle de l’an dernier où, à la surprise générale, ils ont joué les premiers rôles, mais ils sont, à l’aube de la trêve, presque certains d’être sauvés désormais.

« Ce n’est ni une bonne ni une mauvaise saison. Par contre, on a parfois du mal à être régulier.

Mais c’est aussi parce que l’équipe bouge beaucoup je pense », rapporte John Gatez. Ainsi, si les hommes de Fabrice Burdziak arrivent à se transcender face aux grosses équipes, ils ont parfois du mal face aux équipes du bas de classement.

« C’est quelque chose qu’on a du mal à s’expliquer », conclut-il. 

LOÏC MANGUETTE dans LA MEUSE  VERVIERS du 11 décembre 2019.

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