Benoît Muylkens, ancien président du Patro de Hombourg.

Cette information a été confirmée par le professeur en présence de la ministre wallonne de la Santé Christie Morreale et d’Emmanuel André, le porte-parole interfédéral Covid-19. « Le protocole, développé avec la KULeuven (KUL) permet de s’affranchir des réactifs en pénurie. Cela fait une dizaine de jours que nos chercheurs travaillent d’arrache-pied pour identifier une nouvelle méthode de diagnostic », explique François Nelis, le directeur du service communication de l’UNamur. Cette méthode a été homologuée par l’Agence fédérale des Médicaments et des Produits de santé. « C’est en effet le cas. Grâce à notre méthode qui est une première mondiale, nous allons pouvoir augmenter la capacité de diagnostics », précise le professeur Muylkens.

« Les échantillons proviendront des labos de référence qui sous-traiteront avec les autres labos, dont le nôtre. Nous avons été agréés et nous avons pu réaliser les premiers tests, dimanche. Nous en avons fait 340. À partir de ce mercredi, ce sera 360 et nous espérons arriver à 480 par jour ». Pour réaliser ces tests, il peut compter sur une équipe de 24 personnes. « Il y a douze chercheurs et douze logisticiens ».

10.000 tests par jour ?

La technique développée est basée sur des tests chimiques et fait appel à une plus grande main-d’œuvre. « En tout, il devrait y avoir 20 laboratoires sous-traitants agréés dans toute la Belgique ». Le compte est facile à faire. On pourrait arriver à 10.000 tests quotidiens en Belgique ! Au fait, sur les 340 échantillons, il y avait combien de cas positifs ? « Je ne peux pas répondre à cette question », poursuit Benoît Muylkens tout en nous apprenant qu’on est dans les pourcentages « normaux ». « Le plus important, c’est qu’on va mieux pouvoir cartographier les endroits où se trouve le virus qui continue à se dissimuler ». Avec le risque de voir le nombre de cas exploser les prochains jours, vu qu’on pourra pratiquer plus de tests. « Ce n’est pas un risque ! Il faut justement augmenter les diagnostics pour mieux traquer le virus. Qui sait, cela aurait peut-être permis d’interdire cette fête dans la province de Luxembourg où il y avait 300 personnes… si on avait appris qu’il y avait 10 cas porteurs dans ce village ! Cela aurait permis d’éviter cette bêtise ».

Cette nouvelle méthode pourrait être élargie à l’échelle mondiale.

PIERRE NIZET (sur le site internet de LA MEUSE)

Commentaires

  • Bonjour ,lorsque ces tests seront disponoble,seront ils reserve aux hopitaux ,ou portions s en procure?

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