Scouts et patros animent les enfants autrement

Alors que les enfants sont chez eux à se morfondre, les animateurs des mouvements de jeunesses de la région se mobilisent pour les tenir occupés. Chaque semaine, voire chaque jour, des idées de défis et de jeux sont postées sur les réseaux sociaux.

Pas d’école pendant une durée indéterminée. Le rêve pour beaucoup d’enfants. Sauf qu’à force de rester coincés entre quatre murs, les bambins risquent bien de s’ennuyer. Le week-end, ils devraient pouvoir se défouler, mais avec l’arrêt des mouvements de jeunesse, il ne leur reste plus beaucoup d’opportunités. Mais si les enfants ne peuvent se rendre aux mouvements de jeunesse, alors les mouvements de jeunesses viendront aux enfants. Les animateurs eux aussi s’ennuient et leur imagination continue de fourmiller d’idées de jeux et de défis. Bon nombre d’entre eux ont décidé de continuer de divertir les enfants à distance.Capture d’écran 2020-04-06 à 15.15.41.png

Avec les réseaux sociaux, rien de plus simple que de partager sur la page Facebook du mouvement des idées de jeux pour occuper les petits. C’est notamment ce qu’ont décidé de faire les louveteaux de Stavelot. Chaque semaine, le samedi, les chefs postent deux défis sur leur page Facebook. « L’idée vient d’une amie de Bruxelles. Beaucoup d’unités réalisent ces défis. On s’est dit qu’on allait faire pareil », nous détaille la cheffe Amélie Albert. « On essaye bien entendu toujours d’inculquer les valeurs du scoutisme. La première semaine, on leur a demandé de construire une cabane. Soit chez eux, soit à l’extérieur. Ils nous ont envoyé les photos. C’est formidable, comme ça, on peut tous voir ce qu’ils font, certains se donnent vraiment à 100 % »

UN DÉFI PAR JOUR

Si à Stavelot, on se contente d’un défi par semaine, le patro de Sippenaeken, lui, en propose un tous les jours un à 10 heures. « Samedi, on n’avait pas envoyé le défi à 10 heures pile, et des parents nous ont demandés s’il y en avait un. Ils s’inquiétaient vraiment », s’amuse le président Yannick Lahaye. « Ce n’est pas trop difficile de trouver un défi par jour. On est plusieurs animateurs, on fait une liste. Ça nous permet de garder le contact avec les enfants ». Les enfants ont par exemple pu faire des châteaux de cartes. On les a encouragés à planter des graines de tournesols… « Chez nous on peut se permettre ce genre d’activité. On vit à la campagne donc ce n’est pas un problème d’aller dehors en respectant les consignes de sécurité. » Si la plupart des mouvements interagissent via les réseaux sociaux, les patros de Bolland, Cornesse et Pepinster ont décidé d’utiliser une autre méthode : la poste. Comme il est possible de créer des cartes postales gratuitement, les trois patros ont demandé à leurs affiliés de se prendre en photos réalisant l’un ou l’autre défi, qu’ils en fassent une carte postale et qu’ils l’envoient aux présidents. Le souvenir de ce confinement pourra dès lors s’afficher dans les locaux. Bien d’autres mouvements font aussi des défis de toutes sortes. La fin d’année sera particulière pour nos mouvements de jeunesse d’autant qu’ils ne savent pas encore si les camps se tiendront. 

ADRIEN RENKIN dans LA MEUSE VERVIERS du 6 avril 2020

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