Des urnes pour les masques superflus

Avec les dons, la commune souhaite équiper les mouvements de jeunesse

Capture d’écran 2020-06-02 à 08.29.42.pngLes masques commandés par la conférence des bourgmestres vont être livrés prochainement à Plombières. De nombreux citoyens étant déjà équipés, certains risquent de ne pas utiliser les masques fournis par la commune. Pour éviter que ces protections ne terminent à la poubelle ou dans un tiroir, des urnes visant à récupérer les masques superflus sont installées dans les boulangeries du village.

Comme on pouvait s’en douter, lors du conseil communal de Plombières, on a reparlé du coronavirus et des différentes mesures prises pour endiguer sa propagation. Le port du masque en fait partie. En terres plombimontoises, comme ailleurs, les citoyens ont déjà reçu les précieux sésames. Alors que des couturières locales se sont mises à l’ouvrage il y a plusieurs semaines déjà, ces masques arrivent un peu tard, alors que beaucoup de citoyens sont déjà équipés.

« Avec la conférence des bourgmestres, on a décidé de faire une commande commune. Il aurait été utopique de croire qu’on allait éviter la propagation du virus en ne fournissant en masques que les habitants de la commune. Ca a pris un peu de temps mais on couvre plus largement l’arrondissement », a expliqué la bourgmestre Marie Stassen qui reconnaît que pour certains Plombimontois déjà équipés ses masques peuvent être superflus. « Des urnes vont être placées dans les boulangeries de nos villages et les citoyens qui estiment qu’ils n’ont pas besoin de ces masques fournis par la commune pourront les y déposer. Avec les dons de masques, on espère pouvoir par exemple équiper les mouvements de jeunesse et les camps qui ne sont pas forcément munis de machines à lessiver» détaille la bourgmestre.

Autre sujet discuté, la provenance de ces masques livrés par la société welkenraedtoise Starsmade mais fabriqués au Pakistan.

QUESTION ÉTHIQUE

« On s’est immédiatement assurés qu’il n’y avait pas d’enfant qui travaillait dans ces entreprises mais il faut savoir que tout de suite après l’annonce du confinement, la commune a acheté du tissus et des couturières locales se sont mises, bénévolement, au travail. Entre 30 et 45 minutes étaient nécessaires à la confection d’un masque. Si on voulait en distribuer deux à tous les habitants, il en fallait 22.000 ! On ne pouvait pas demander à ces gens de coudre autant de masques bénévolement. La question éthique s’est posée mais si on veut produire des choses en Belgique, il faut accepter de payer le juste prix », conclut Marie Stassen. 

FRANÇOISE PEIFFER dans LA MEUSE VERVIERS du 2 juin 2020

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