Pour la réouverture des frontières, ils venaient de Charleroi, Bruxelles… pour faire leurs achats à Aix

Fini de craindre de se faire remonter les bretelles ou de se ramasser une amende, en croyant faire des économies au gré d’emplettes en Allemagne : depuis ce lundi 15, Schengen est à nouveau pleinement applicable pour autoriser les allées et venues entre la Belgique et l’Allemagne. En principe, il n’y avait déjà plus de problème pour ces achats depuis le 30 mai. Mais – chat échaudé craignant l’eau froide –, après le coup des Belges remballés après avoir voulu se risquer en France, beaucoup ont décidé d’attendre le feu vert absolu de ce 15 juin. Un peu aussi parce qu’ils craignaient un rush des premiers jours…

LES TROIS BORNES AUSSI

Aux Trois Bornes (Plombières), la réouverture de la frontière semblait prometteuse pour le tourisme transfrontalier. Normal : Pays-Bas, Belgique et Allemagne s’y rejoignent. Mais « on n’est qu’à 50 % de la normale », évalue Jean-Paul Kompier, le patron du resto côté belge. Ce lundi, la frilosité continuait à prédominer, peu encouragée par des réglementations différentes entretenant un certain flou. Ainsi, en Belgique, on tolère 10 personnes par table, contre 2 aux Pays-Bas.

Et puis, les mesures sanitaires à mettre en place sont lourdes et coûteuses. Du coup, on ne rentre pas chez Jean-Paul Kompier. Ni pour manger, ni pour aller à la toilette. Avec la moitié du personnel, il juge plus sage de n’offrir que le take away au touriste.

D'une page d'YVES BASTIN à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 16 juin 2020

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