La 3e génération Herzet est prête à prendre la relève

Ils vendent des jouets depuis 100 ans.

Le magasin Herzet, à Gemmich fête un siècle d’histoire. C’est en effet en 1920 que Jean Herzet, le père de Joseph, actuel tenancier des lieux, a ouvert sa boutique. Il s’agissait à l’époque d’un magasin spécialisé dans ma vente et la fabrication d’encadrements pour les peintures mais aussi de jouets en bois. « Des années plus tard, mon grand-père a élargi son offre et a proposé des poussettes et toutes sortes d’articles de puériculture. Il était aussi possible de déposer sa liste de mariage dans le magasin », explique Murielle Herzet, dont le papa, Joseph, a ensuite repris l’affaire familiale. Le commerce familial a alors ajouté la vente de tabac et de confiserie à ses articles.

En quelques décennies, la petite boutique a beaucoup évolué et a notamment résisté à la seconde guerre mondiale. « Pendant la guerre le magasin a été fermé quelques jours mais rien de définitif », se souvient Marie-Claire, l’épouse de Joseph. Elle ajoute : « Pendant la guerre, la façon de faire du commerce était bien différente… On faisait plutôt de troc. Du tabac contre un pot de beurre » Si la guerre a bouleversé les pratiques commerciales, l’arrivée des grandes surfaces a aussi profondément modifié les habitudes des clients. « Au fil des années mes parents ont, par exemple, abandonné la confection de listes de mariage. Elles n’avaient plus vraiment de succès. Ce qui n’a par contre jamais été abandonné, c’est la vente de tabac, de jouets et de chiques qui peuvent, encore aujourd’hui être achetées à l’unité », détaille Murielle Herzet qui succédera à ses parents et sera ainsi la 3e génération à la tête du commerce familiale dont le secret de la longévité réside dans la proximité avec les clients.

« Comme le Spar a fermé voici un an, on a ajouté un petit rayon alimentation à notre offre. Ça permet de dépanner les personnes âgées », explique Murielle Herzet qui connaît presque tous les clients qui franchissent la porte du magasin.

Pour les habitués, à qui elle rend volontiers service en dehors du commerce, elle connaît même leurs habitudes d’achat. « La proximité est essentielle mais une bonne gestion des finances et de la marchandise est aussi capitale si on veut tenir le coup ».

La période de fermeture obligatoire du magasin à cause du coronavirus a été un moment particulièrement difficile pour la famille Herzet. « Le commerce est quasiment ouvert tous les jours. Mes parents ne partent pas en vacances et n’ont jamais quitté les lieux. Fermer sept semaines a été pour eux une véritable épreuve. Ils sont très heureux d’avoir pu retrouver leurs clients et les habitudes », conclut Murielle Herzet. 

FRANÇOISE PEIFFER dans LA MEUSE VERVIERS du 4 juillet 2020

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