Coronavirus - Page 8

  • Bouli Lanners a chopé le virus

    L’acteur et réalisateur liégeois Bouli Lanners est sur la voie de la guérison après une dizaine de jours de Covid-19. Mais il avoue : « J’ai très peur, car on peut se le choper deux fois. » Pourtant, il avait pris mille précautions, mais le dernier jour de tournage de son prochain film semble avoir été celui de la contamination.

    « Ma femme et moi, on est malade : on a chopé le virus. On en est à la onzième journée » : l’acteur et réalisateur Bouli Lanners est aussi une des victimes de ce satané virus. « Mais le pic de dangerosité est passé », en ce qui le concerne, rassure-t-il. « Tout a été fait par téléphone », explique le Liégeois d’origine calaminoise, mais tout concourt à dire qu’il a bien été victime du Covid-19.

    Dun article d'YVES BASTIN à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 28 mars 2020

  • Plombières toujours en blanc

    Alors qu'un premier cas de COVID-19 a été détecté aux Fourons, les communes voisines d'Aubel et de Plombières sont toujours vierges.

  • Coiffeurs fermés

    Le gouvernement a décidé mardi de fermer les salons de coiffure jusqu’au 5 avril. Il n’y a plus d’exception. Même avec rendezvous, même avec un seul client à la fois, tous les salons doivent fermer. En Wallonie, le ministre Willy Borsus proposera au gouvernement d’étendre aux coiffeurs l’indemnité de 5.000 € promise aux entreprises fermées en raison de la crise. En Région bruxelloise, les coiffeurs auront droit à une indemnité de 4.000 €. Un certain nombre de coiffeurs, furieux de ne pas être contraints à la fermeture comme la plupart des commerces non alimentaires, avaient menacé lundi de mettre le gouvernement en demeure si ce dernier ne modifiait pas sa politique en la matière.

  • Les brasseries tournent au ralenti

    Dans le secteur brassicole, on souffre. Notamment à Val-Dieu, où l’on venait d’entamer de gros travaux restructurant l’espace. La fermeture de l’horeca a provoqué l’arrêt de toute la production au fût. De nombreuses commandes ont Capture d’écran 2020-03-24 à 08.23.10.pngété annulées ou reportées, explique Alain Pinckaers, l’administrateur délégué : « On refait donc notre stock ». Ce lundi, une dizaine des 19 personnes du personnel étaient encore au boulot pour la production. Alain Pinckaers pensait avoir encore du boulot cette semaine, et peut-être la suivante. Ensuite, la brasserie sera probablement à l’arrêt. Quant au chantier de transformation de la brasserie (nouvelle brasserie, salle de dégustation, magasin), il est à l’arrêt depuis une semaine, entre autres parce que du matériel doit venir d’Italie. En attendant, les installations actuelles demeurent opérationnelles.

    Au Grain d’orge, à Hombourg, on tourne aussi au ralenti. « On ne livre presque plus rien. », explique Viviane Johnen. On produit environ la moitié de la normale, avec un personnel qui vient en alternance, ce qui permet de respecter plus facilement la distanciation sociale.

  • Les frontières fermées ?

    Depuis vendredi 15 heures, les frontières belges sont fermées pour contrer la propagation du coronavirus. Nous avons voulu voir comment ces barrages aux frontières se passaient pratiquement en région verviétoise. Direction le poste frontière de Lichtenbusch, sur l’autoroute E40 entre la Belgique et l’Allemagne.

    Ce samedi midi, pas de trace du moindre barrage routier là-bas. Le poste frontière semble désert.

    Mais si la Belgique a décidé de fermer ses frontières, c’est notamment (surtout) à cause des Pays-Bas qui ont une autre approche dans le cadre de la lutte contre la pandémie. On met le cap sur une autre frontière emblématique de la région : le site des Trois Frontières à Plombières. Ici non plus, pas la moindre trace de policier ni de fermeture de frontière. Et la grosse majorité des touristes présents sont néerlandais.

    B.B. dans 7DIMANCHE du 22 mars 2020

  • Arrêté du gouverneur de la province de Liège

    Rassurant, car la gestion de la crise chez les voisins Hollandais fait peur...

    L'arrêté de police complet est à lire sur le site internet http://gouverneur.provincedeliege.be/fr/evenement/80?nid=7707&from=actu

  • L’atout belge de la course contre le virus !

    Depuis l’annonce de la découverte d’une nouvelle méthode de dépistage, le téléphone du virologue Benoît Muylkens ne cesse de sonner. Canada, Allemagne, France : tous sont intéressés par sa technique qui permet de répondre à la pénurie de réactifs à laquelle le monde entier est confronté.

    C’est un peu fatigué mais plein d’optimisme que Benoît Muylkens nous accueille à l’Université de Namur. Ce professeur expert en virologie et directeur de l’unité de recherche vétérinaire intégrée est à l’origine de la mise sur pied d’une nouvelle méthode de diagnostic du Covid-19. Grâce à elle, les laboratoires pourront répondre à la pénurie de réactifs qui limite actuellement le nombre de dépistages pourtant essentiels à la lutte contre la propagation du virus.

    Depuis une dizaine de jours, le virologue de 41 ans originaire de Plombières ne compte plus ses heures. « C’est la Capture d’écran 2020-03-20 à 08.41.55.pngcourse », confirme-t-il. « La semaine dernière, c’était la partie amusante. J’ai pu faire des manipulations et je rédigeais la nuit pour valider la méthode mise au point. » Depuis cette semaine, les diagnostics ont officiellement commencé. « Maintenant c’est : coordination, coordination, coordination ! »

    SON TÉLÉPHONE CHAUFFE

    Cette course, Benoît Muylkens ne la subit pas. Loin de là. « Il faut qu’on accélère. La maladie va très vite et il y a une course entre elle et notre capacité de diagnostic. Le but aujourd’hui, c’est d’être très fort ensemble. » Une chose est sûre : depuis qu’il a dévoilé sa trouvaille, son téléphone ne cesse de sonner. « Suite à l’homologation de la méthode, j’ai eu des contacts avec le Canada, l’Algérie, l’Allemagne, de nombreuses universités belges. Ça se dissémine et c’était notre objectif », sourit-il.

    Son idée n’était en effet pas qu’un seul laboratoire réalise des milliers de tests par sa méthode. Mais plutôt que la technique développée à l’UNamur fasse des petits un peu partout, en Belgique, mais aussi au-delà.

    À Namur, 24 personnes réalisent les tests chaque jour. Mettre davantage de monde sur le coup au sein d’un même laboratoire n’est, selon

    le virologue, pas une bonne idée, surtout d’un point de vue qualitatif. Et mieux vaut éviter de remplacer une pénurie de réactifs par une pénurie d’humains que l’on aurait poussés à bout. « Il y a au moins 20 laboratoires sur le territoire belge qui pourraient mettre sur pied le même dispositif qu’à l’UNamur. » Faites alors le calcul : 480 tests multipliés par 20, cela représente quelque 9.600 diagnostics par jour ! Un beau potentiel quand on sait que, selon les autorités, seuls 20.000 ont jusqu’à présent été réalisés en Belgique.

    La méthode, à condition que les échantillons arrivent rapidement et en nombre dans les laboratoires, pourrait donc permettre à la lutte contre la propagation du virus de faire un énorme bond en avant. Une excellente nouvelle qui n’empêche pas le virologue de rester très modeste. À l’entendre, il n’a « pas fait grand-chose, si ce n’est reprendre trois petites idées très simples ».

    « COMME À LA FERME »

    Alors que la découverte est saluée à l’international, Benoît Muylkens la compare, très humblement, à son travail de jeunesse à la ferme. « Hier j’ai téléphoné à mes parents qui m’ont demandé ce que j’avais fait », sourit-il. « Je leur ai dit que je m’étais rappelé ce que l’on faisait quand on avait 2.000 ballots de foin à ranger. Ces ballots, vous avez beau avoir un monte-charge, si vous n’avez pas des amis et des voisins qui viennent vous aider, ça n’ira jamais. Par contre, si vous positionnez les gens à leur poste, en quelques heures, ils seront rangés. » Cette comparaison peut sem-bler réductrice face à l’importance de la technique mise sur pied. Et pourtant, selon Benoît Muylkens, tout est, là aussi, une question de coordination. « Ici, les diagnostics positifs et négatifs vont pouvoir être triés de manière fiable, parce que nous avons coordonné des humains dans leur travail. » 

    SABRINA BERHIN dans LA MEUSE du 20 mars 2020

  • GEMMENICH | LIMITATION SUITE AUX MESURES COVID-19 | LIGNE 396

    A partir du 20/03/2020 pour une durée indéterminée

    En raison des mesures prises par le Gouvernement Belge, les autobus seront limités au territoire Belge et le terminus s’effectuera à l’arrêt “GEMMENICH Place Peckham“, à partir de ce vendredi 20 mars et ce, pour une durée indéterminée.

    Les arrêts aux Pays-Bas ne seront plus desservis jusqu'à nouvel ordre.

    Les arrêts “GEMMENICH Aux Trois Bornes“, “GEMMENICH Ancienne gare“, “GEMMENICH Chemin du Duc“ et “GEMMENICH Frontière“ seront reportés à l’arrêt “ GEMMENICH Place Peckham“ vers Eupen.

  • La stratégie néerlandaise dangereuse pour nous ?

    Du côté de Plombières, on n’est pas rassuré par cette volonté néerlandaise d’arriver à l’immunité collective : « Pour le moment, on ne constate pas de grand incivisme de la part des Néerlandais qui viennent chez nous », nous explique la bourgmestre Marie Stassen. « Ce qui pose plutôt souci, c’est la stratégie utilisée chez eux qui est différente de la nôtre. Car au final, il y aura un problème s’ils sont immunisés alors que nous, non. Je suis également en contact avec la bourgmestre de Gulpen qui m’explique ce qu’il se passe chez eux. On sait que les écoles et les restaurants sont fermés donc, au final, il y a aussi des règles là-bas. La grosse différence, c’est surtout le confinement. J’espère que les Hollandais auront le bon sens de prendre quand même certaines mesures de précaution pour ne pas propager le virus mais je pense qu’ils le font aussi. J’ai vu des images de la télévision locale de la plaine des jeux des trois bornes, qui est à la limite des deux territoires, et elle était vide malgré l’absence des écoles. Cela prouve que les jeunes restent aussi chez eux. »

    D'une page de LA MEUSE du 19 mars 2020