Histoire - Page 4

  • Les 150 ans de la paroisse de Plombières

    Le 10 août 1866, à la suite de l’essor pris par l’agglomération de Plombières, Mgr de Montpellier, évêque de Liège, promulgua un mandement disant : « En conséquence, nous avons décidé de procéder à l’érection de l’endroit nommé Plombières en nouvelle paroisse". 
    Le centenaire de cette érection a été célébré avec faste en 1966 et, à cette occasion, F.S. avait publié l'histoire de la paroisse de Plombières dans "Le Journal d'Aubel" du 7 mai 1966.

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  • Distinction entre "fête" et "commémoration".

    Faut-il « fêter » 100 ans d'un viaduc ?
    Albert Stassen, Président du Royal Syndicat d'initiative des Trois-Frontières, a répondu à la lettre de Roger Koenigs, via le Courrier des Lecteurs publié dans « L’Avenir » du 9 août 2016.
    «Viaduc en fête et 100 ans d’entrain» titrait Roger Koenigs dans le Courrier des lecteurs du 6 août en reprochant aux organisateurs des festivités de «fêter» le 100e annrversaire de la construction du viaduc de Moresnet décidé en temps de guerre par le Kaiser oppresseur de la Belgique.
    N’étant pas organisateur des manifestations réalisées à cet effet, j'ai toujours utilisé le terme «commémoration» pour en parler car, effectivement «fêter» la construction par l'occupant d'un ouvrage d'art qui, dans un premier temps, n’a servi qu'au transport des troupes destinées au front, peut sans doute être dérangeant.
    Cela étant dit, le projet d'une liaison ferroviaire Anvers-Ruhr selon le même tracé était dans les cartons depuis des décennies et les ingénieurs belges du chemin de fer y avaient largement contribué et les accords avaient été signés. Ce n’est qu'en raison des atermoiements liégeois et verviétois qui craignaient que ce trafic marchandise les contourne par le nord que les travaux furent retardés et finalement exécutés par les Allemands durant la guerre 1914-1918. Sans cela, le viaduc aurait déjà été là au début de la guerre.
    L'aspect «commémoratif» n'a pas non plus été oublié par les organisateurs puisque, le vendredi 16 septembre, le début des manifestations sera marqué par l'inauguration d'une stèle au cimetière de Moresnet en souvenir des prisonniers russes morts à l'occasion de la construction du viaduc. Je suis persuadé aussi que les expositions et les 4 conférences qui auront lieu à cette occasion réserveront une place significative aux souffrances qu’endurèrent les Belges durant la première guerre mondiale autour et alentour de la construction de ce viaduc.
    Je ne pense pas que les manifestations prévues les 16,17 et 18 septembre «troquent l’histoire» en gommant 4 ans d'asservissement. C’est qu'en effet ce viaduc a manifestement marqué le paysage par son caractère imposant et gigantesque puisqu’il fut longtemps le plus long viaduc ferroviaire métallique. Ne rien faire à l’occasion des 100 ans de son érection eût été plus choquant.
    Lorsque le Royal S I des Trois Frontières que je préside a réalisé voici 2 ans une grande exposition a la Maison Blanche pour commémorer le centenaire de l'invasion allemande, nous n'avons pas hésité non plus, avec la commune de Lontzen, à associer le grand public dans un Beau vélo de RAVeL qui n’avait rien de commémoratif mais était un moyen d’attirer l’attention du public sur le caractère important de la commémoration à l’occasion de laquelle il avait lieu. C’est exactement la même démarche ici.
    Pour pouvoir attirer le grand public à des manifestations commémorant des faits marquants même non voulus à l'époque et parfois douloureux {la construction de ce viaduc en est un), il faut pouvoir allier manifestations commémoratives et manifestations ludiques ou culturelles. L'éclectisme du programme des 16, 17 et 18 septembre à Moresnet me paraît bien équilibré à ce sujet.

  • Moresnet: les festivités mises en question

    Viaduc en fête et 100 ans d’entrain
    Roger KOENINGS de Plombières a exprimé son opinion à propos des festivités organisées à l’occasion des 100 ans du viaduc de Moresnet (dans le Courrier des Lecteurs de l’Avenir du 6 août 2016).
    Ainsi certains se sentent obligés de fêter le 100e anniversaire de la construction du viaduc de Moresnet, alors que celle-ci a été décidée unilatéralement par le Kaiser allemand dans la Belgique occupée et soumise à l'esclavagisme. Réservé uniquement aux troupes allemandes en vue de semer la terreur sur notre pays et l’ensemble du champ de bataille.
    Outre le travail obligatoire de la population civile dans les territoires occupés, les Allemands prennent en otage des hommes et des femmes, et particulièrement des politiciens et des notables afin de décourager la population de commettre des actes de sabotage contre les forces d’occupation. Si une infraction est commise, il y a toujours des représailles terribles: les «auteurs » sont déportés dans les camps allemands ou emprisonnés dans des endroits stratégiques pour servir de bouclier humain. La prise d'otages est aussi un moyen de faire payer le pays occupé pour la guerre.
    Il n’y a jamais eu le moindre motif de fêter ce viaduc, qui est également la cause du bombardement de la gare de Montzen en 1944, et ensuite, il a été le cadre de nombreux suicides.
    Nos aînés n’auraient jamais songé à faire la fête sous ce monstre érigé par un ennemi sanguinaire. Uniquement une commémoration digne en mémoire de ces nombreuses victimes (prisonniers russes, belges, allemands, civils, saboteurs...) mérite une organisation à l'instar des anniversaires en cette année 2016, 100 ans après l’exécution de Gabrielle Petit, la bataille de Verdun, de la Somme, de Ypres, etc.
    Troquer l’histoire 100 ans après les événements, alors que notre peuple asservi a souffert, est inconcevable.
    Croyez-moi, le roi Albert I, et aucun autre Belge, n'a été invité à l'inauguration de ce qui était une arme de guerre.
    Ces festivités sont une insulte à tous les patriotes.

  • Les troupes de Napoléon à La Calamine

    Week-end de fête dans les communes germanophones de notre arrondissement à l’occasion des 200 ans de la création d’un minuscule état neutre : Moresnet-Neutre. Un territoire de 3,4 km2 qui durant 103 n’a appartenu à aucun pays. Son intérêt ? Son gisement calaminaire qui une fois épuisé a fait perdre son indépendance à ce petit état sans gouvernement autonome. Une exposition retrace cet épisode historique inédit en Europe samedi de 15 à 19h et dimanche de 13 à 18h au musée de la Vallée de la Gueule, rue Max 9 à Neu-Moresnet.

    Mais pour le côté grandiose, direction La Calamine avec ce vendredi à 19h une reconstitution historique avec une parade des troupes napoléoniennes qui rassemblera 170 figurants en costume. Le cortège partira de la rue de Liège pour se diriger vers le centre-ville. Les troupes prendront leur quartier au parc communal de la rue des Carabiniers où un campement sera visible samedi de 10h à 19h avant un nouveau défilé et des concerts dans l’église et au Patronage. Dimanche, de 14h à 17h, aura lieu la reconstitution d’une bataille comme à l’époque de Napoléon. À voir aussi au parc communal avant un barbecue géant animé par Radio Sunshine et une pièce de théâtre en plein air.
    D’autres festivités auront lieu au mois de juin.

  • Un nouveau livre sur Moresnet

    Il s'agit en fait du territoire de Moresnet. 

    Philip Dröge (48 ans), journaliste d'investigation, publie aux éditions "Het Spectrum" un livre de 272 pages intitulé "Moresnet", comme l'a annoncé le journal "De Limburger/Limburgs Dagblad" hier.

  • Sippenaeken s'inquiétait de son statut linguistique

    Sous le titre «La défense de la langue française», on écrit de Sippenaeken à la «Gazette de Liège» :

    «Un petit journal flamand, s'occupant de notre village, trouve injuste et déplacé de ne pas voir la langue flamande utilisée comme langue véhiculaire dans notre commune.

    Ce journal ne devrait pas oublier que le mélange de flamand et d'allemand parlé par notre population nous a coûté 5 ans d'annexion au Grand Reich de sinistre mémoire, 5 ans de régime nazi, 5 ans d'oppression et de délation. En tous cas, nous ne l'avons pas oublié et nous ne l'oublierons d'ailleurs pas de sitôt. Pas de politique de langues chez nous s.v.pl. Nous ne sommes ni des Flamands, ni des Wallons, nous sommes simplement des Belges; et nous voulons librement choisir comme langue administrative celle qui pour nous est la plus utile. L'histoire n'a rien à voir dans ces choses-là. Peu nous importe, que des hameaux" de chez nous prouvent qu'il y a 100 ou 200 ans, notre village fut terre flamande. Nous devons voir d'une façon plus réaliste:

    Nos fermiers vendront leur beurre, quand il sera libre bien entendu, au marché d'Aubel à des marchandes wallonnes, notre bétail est vendu au marché de Battice, pays wallon, nos ouvriers travaillent à Verviers, ville wallonne, quand nous allons faire nos achats c'est à Verviers ou à Liège, au pays wallon.

    Eh bien, nous voulons que nos enfants apprennent le français pour qu'à l'avenir ils ne soient plus en état d'infériorité vis à vis de leurs compatriotes des villages voisins. Et puis, nous ne voulons surtout plus courir le risque d'une seconde annexion: car, comme vont les choses et avec le traitement que l'on applique à nos voisins de l'est, tout est possible. La lutte pour la liberté a engendré la guerre la plus terrible de tous les temps. Eh bien, qu'on nous laisse cette liberté et qu'on nous f... la paix ».

    Extrait de "Le Journal d'Aubel" du 20 janvier 1946.

  • GRAND BAL d'ouverture...

    Un bal pour l'ouverture du nouveau buffetier!

    C'était il y a 50 ans à Hombourg (un souvenir du Journal d'Aubel).

  • Promenade du fil électrique

    Capture d’écran 2015-11-06 à 07.21.39.pngGemmenich : Promenade du fil électrique

    Dimanche 8 novembre

    Balade guidée de 7km.

    Guide : Albert Stassen

    Org : Office du Tourisme de la Commune de Plombières

    Infos : 087 78 70 27 ou 087 78 50 33 - inscriptions dès 13h - départ à 13h15 - PAF 2,5€ (collation comprise)

  • D'un dynaste à l'autre : la guerre du succession du Limbourg (1283-1288) et la bataille de Woerringen

    M. Joseph DROOGHAAG donnera une conférence intitulée "D'un dynaste à Drooghaag.gifl'autre : la  guerre du succession du Limbourg (1283-1288) et la bataille de Woerringen" le samedi 17 octobre à 10 heures à la Maison du Tourisme à Herve dans le cadre du Forum d'Histoire Régionale.

    Suite au décès de la dernière duchesse de Limbourg, Ermengarde, son époux, Renaud de Gueldre, souhaite jouir de son titre pour gouverner le duché. Toutefois, d'autres héritiers prétendent au titre. L'un d'eux transfère ses droits au duc de Brabant. Un conflit éclate entre les prétendants et leurs alliés. Durant 4 années, le duché est leur terrain d'affrontement. La bataille de Woeringen en constitue le point culminant.  

    Qui est Joseph DROOGHAAG ?

    - il est originaire de Plombières mais vit actuellement à Liège ;

    - il est employé d'administration à la Commune de Plombières ;

    - ses études d'Histoire : il a effectué ses 3 années de baccalauréat aux Facultés universitaires Notre-Dame de la Paix à Namur (devenues depuis l'Université de Namur) et ses 2 années de Master à Louvain-la-Neuve, spécialisation Moyen Âge ;

    - passionné depuis petit par les châteaux forts, il a pu réaliser un mémoire y relatif en combinant sa passion pour l'Histoire locale. En effet, son mémoire a porté sur les forteresses ducales dans le Duché de Limbourg et les Pays d'Outremeuse entre la fin du XIVe siècle et le début du XVe.